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Le Grand-Prix de Malaisie est l’un des plus jeunes de l’histoire de la Formule Un – intégré au calendrier en 1999 il ne devance que Sakhir (Bahreïn), Shanghai (Chine) et Istanbul (Turquie) – mais aussi l’un des plus vigoureux. Incroyable vitalité des circuits modernes tentant se faisant une place au soleil de la F1 au forceps, dans une nation où l’histoire du sport automobile n’est pourtant que balbutiante.
Avec ses infrastructures modernes et ses tribunes immenses, Sepang attire les foules les jours de course – bien aidé par les promoteurs et les partenaires qui distribuent quelques liasses de billets d’entrée. Comme à Imola ou à Hockenheim, le ratio spectacle/prix des billets ne plaide cependant plus en faveur d’un week-end consacré à la F1 pour la majorité de la population, et donc des spectateurs potentiels.
Le jour de la course, 107.000 personnes ont franchi les grilles du SIC (Sepang International Circuit) le 19 Mars 2006, et l’objectif 2007 sera d’atteindre les 120.000. Malgré ces bonnes statistiques de fréquentation, les organisateurs de l’évènement ont saisi le problème à bras le corps, et ont décidé d’ouvrir de gigantesques soldes ayant pour vocation d’attirer les classes moyennes et la jeunesse malaise.
« Nous mettons un millier de tickets à la vente pour 199 RM (ndlr : la monnaie malaise est le Ringitt), les 1.500 suivants partiront à 299 Ringgit » a déclaré Datuk Ahmad Mustafa, directeur général du circuit de Sepang. Ces mêmes places dans les tribunes dites Citrine – qui embrassent le circuit des virages 8 à 14 et notamment les principales zones de dépassement – se vendaient cette année 600 RM. Les 500 premiers acheteurs 2007 bénéficieront d’un prix d’appel record de 99RM.
« Depuis la tribune C2, les spectateurs auront une vue sur un écran géant luxueux qui leur permettra de suivre les 56 tours de course dans leur intégralité » explique Datuk Ahmad Mustafa en précisant que ces emplacements seront soldés à hauteur de 50% du tarif normal, pour tout porteur d’une carte d’étudiant à son nom.
Enfin, divers packages ‘week-end’ viennent compléter la politique agressive des organisateurs du Grand-Prix de Malaisie. |