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Red Bull Racing a été entendue par les commissaires de piste et a produit au délégué technique de la FIA un document relatif à la sécurité de sa monoplace, la RB4, dont la suspension avant s’est disloquée lors de la 1ère séance d’essais libres du Grand-Prix de Malaisie. L’inquiétude de la FIA a pu paraître surdimensionnée. Après tout, Coulthard n’avait-t-il pas martyrisé sa monoplace en court-circuitant l’enchainement rapide gauche/droite du circuit de Sepang ? Explication d’une inquiétude motivée par des antécédents récents…
La RB4 a quitté la piste pour s’enfoncer dans une petite dépression herbeuse puis a percuté le vibreur intérieur de la courbe à droite en retrouvant le tarmac. Le bond effectué par la RB4, son brutal tangage et les forces de cisaillement endurées par la suspension expliquent l’implosion des triangles avant. Toute autre monoplace n’aurait pas été passée au crible par la FIA. Seulement voilà, la RB4 a passé le crash-test du train avant seulement 9 heures avant le début des essais libres du Grand-Prix d’Australie ! Elle avait échoué par deux fois auparavant. La raison ? Le châssis à l’empattement légèrement plus long, qui doit accueillir deux pilotes assez grands. Les charges se répartissent donc différemment. D’où la fragilité du train avant, sur lequel se greffe les triangles de suspension.
La faiblesse du train avant, corrigée mais conceptuelle, aurait-telle pu entraîner une fragilité chronique des suspensions avant ? La FIA se devait de se poser la question, pour le bien des pilotes Red Bull Racing mais aussi pour leurs 20 coreligionnaires.
« L’incident de David était dû à la défaillance d’un poussoir qui était elle-même la conséquence d’une mauvaise fixation » a expliqué Adrian Newey, concepteur de la RB4, « La pièce a donc cédé très tôt dans sa durée de vie. » |