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L’Italie court derrière un champion du monde depuis 1954 et la fin du règne d’Alberto Ascari. Au début de leur parcours en Formule 1, en 1996/97, Giancarlo Fisichella et Jarno Trulli faisait figure d’héritiers potentiels du Milanais. Le premier avait laminé ses adversaires en F3 Italienne et le second avait collectionné les titres en karting avant de dominer le championnat F3 Allemagne. Leur coup de volant instinctif et précis et leurs trajectoires ciselées ne passaient pas inaperçues dans le paddock de Formule 1. L’un comme l’autre était promis à un grand avenir.
Une douzaine d’années plus tard, toujours bon pied bon œil, Fisichella et Trulli font partie des meubles du championnat du monde de Formule Un. Si le 1er a vu sa réputation se fracasser contre celle d'Alonso, le second est toujours l'un des pilotes les plus véloces du plateau. Mais leurs titres de gloire ne sont pas à la hauteur des espoirs qu’ils avaient suscités à leur arrivée. En 2009, Fisichella tentera d’être le héros de Force India en lui offrant ses premiers points tandis que Trulli aura à cœur de faire entrer Toyota au palmarès des vainqueur de Grand-Prix.
Quels que soient leurs résultats, le Romain et le pilote de Pescara continueront de grimper dans la hiérarchie d’une statistique, celle de la longévité. Avec respectivement 214 et 202 présences en Grand-Prix, Fisichella et Trulli seront en effet les pilotes les plus expérimentés du plateau. Giancarlo – qui pointe au 7è rang de la spécialité – fait jeu égal avec son compatriote De Cesaris et se portera à la hauteur d’un autre Italien, Michele Alboreto, lorsqu’il se présentera sur la grille de départ de Melbourne. 12è dans la hiérarchie, Trulli côtoie les Français Alain Prost et Jean Alesi et montera au 6è rang en fin d’année, derrière Barrichello (271), Patrese (257), Schumacher (250), Coulthard (247) et Fisichella (231). |