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La pluie a déjoué les prévisions de Météo France. De facteur peu probable elle est devenue la vedette de la 1ère séance d’essais libres du Grand-Prix de Belgique en venant arroser copieusement le circuit de Spa-Francorchamps après 20 minutes de roulage. Le meilleur temps de Trulli (enregistré sur piste sèche) est anecdotique ; sur un tarmac humide, Fisichella et Rosberg se sont montrés les plus à l’aise. Vettel et Hamilton ont préféré économisé leurs pneus et leur énergie ( et ses moteurs dans le cas de l’Allemand, qui ne dispose plus que de 2 bloc neufs) en vue des prochaines séances.
Météo : Nuageux, une averse
Air : 14-17°C
Piste : 14-20°C
Vent : 0,5-5,5 m/s
Humidité : 68-88%
Après le tracé artificiel de Valence, totalement dépourvu des courbes rapides qui font tout le sel du pilotage, la Formule 1 retrouve avec bonheur le circuit naturel de Spa-Francorchamps, et ses enchaînement vertigineux ciselés entre les résineux de la forêt des Ardennes Belges. Les 20 pilotes – rookies inclus – entament leur rituel laborieux consistant à attendre que la température monte et que la trajectoire se nettoie. Jaime Alguersuari débute sur des œufs son apprentissage de Spa au volant d’une F1 (2:00.275, 1:56.091), en restant à des années-lumière du meilleur temps 2008, signé Lewis Hamilton en Q2 (1:46.088).
La pluie s’invitant par endroits et par petites giclées, façon brumisateur dans un Spa-Francorchamps pourtant loin de la fournaise, les pilotes s’ébrouent avec précipitation et se jettent en piste en masse. Jarno Trulli a le temps de descendre sous la barrière des 1:50 (1:49.675, devant Button 1:50.283 et Alonso 1:50.368) avant que le toboggan des Ardennes ne soit fidèle à sa réputation en troquant son brumisateur pour une poire de douche. 10 pilotes n’ont pas déclenché leur chronomètre avant l’interruption du trafic en piste, parmi lesquels les 2 sociétaires de Red Bull Racing, de Force India, de Williams ainsi que Glock, Grosjean, Hamilton et Heidfeld.
Une fois la piste détrempée, seuls les Toro Rosso et Badoer osent défier le chronomètre. Les deux extrêmes, Senior et Benjamins de la F1, se côtoient en piste. Les premiers poursuivent leur apprentissage de la F1 (Alguersuari découvre le maniement d’une F1 sous la pluie pour la 1ère fois de sa courte carrière) en bouclant quelques tours en pneus Pluie, le dernier tente de retrouver sensation et confiance. Badoer tire tout droit au freinage des Combes et roule à une poignée de secondes d’Alguersuari tandis que Buemi fracasse son aileron contre un rail.
La recherche du meilleur temps n’étant plus d’actualité lorsque la séance entre dans son dernier tiers, la majorité des pilotes se décide à entrer en action pour définir les meilleurs réglages sur piste humide, au cas où les qualifications et/ou la course soient la proie des gouttes. Hamilton et Vettel préfèrent économiser leurs pneus sculptés en prévision des séances à venir et terminent la séance sans avoir bouclé le moindre tour chronométré. Le stock de ces derniers est jugé trop limité par beaucoup d’écuries qui demandent à leur pilote de les utiliser avec parcimonie. Les pilotes désertent peu à peu la piste et une dizaine de minutes s’égrène dans le silence avant un dernier rush globalement dominé par Alonso, chaussé de pneus intermédiaires (2:04). |