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Lewis Hamilton change peu à peu de statut au Nürburgring. Meilleur performeur de la journée de Vendredi, le champion du monde en titre a doublé la mise ce matin en faisant voler en éclat la pole position 2007. Une écurie championne du monde en cachant une autre, McLaren Mercedes emmène Ferrari dans son sillage. Red Bull Racing prend une nouvelle fois l’ascendant sur Brawn GP dont les pilotes peinent à exploiter les Bridgestone dans la fraîcheur du massif de l’Eifel. Autant de tendances qu’il convient de pondérer par les quantités de carburant embarquées, non divulguées. La véritable hiérarchie du Nürburgring se dessinera cet après-midi.
Météo : Nuageux
Air : 12°C
Piste : 18-20°C
Humidité : 3,5-6,4 m/s
Vent : 77-79%
Le mercure atteint péniblement le seuil des 20°C à l’ouverture des stands du Nürburgring, pour l’ultime séance d’essais libres du Grand-Prix d’Allemagne. Une température qui incite à la patience pour deux raisons fondamentales : faire monter les pneus en températures n’st pas une sinécure sur le tracé de l’Eifel et la température du tarmac devrait être de 10°C supérieure au moment des qualifications. Felipe Massa est le premier à déclencher le chronomètre, en pneus durs (1:35.232) et ce sont toutes les écuries qui s’ébrouent lentement et entament leurs derniers préparatifs des qualifications sous un ciel nuageux mais qui n’est pas porteur de pluie.
Lewis Hamilton est le premier à passer sous la barre des 1:32 (1:31.965). Le Britannique exploite toutes les vertus de sa McLaren Mercedes sur un circuit dépourvu de grandes courbes, l’ennemi juré des flèches d’argent en 2009. Le champion du monde en titre boucle les premiers runs avec une seconde d’avance sur Mark Webber (1:32.919) et Rosberg (1:32.961). Les pilotes réservant leurs pneus tendres pour les qualifications – où ils les utilisent en masse pour éviter le couperet des Q1 et Q2 – les Bridgestone cerclés de vert sont utilisés tardivement et avec parcimonie.
En pneus tendres, Nico Rosberg se rapproche à 22 millièmes de secondes d’Hamilton à 18 minutes du drapeau à damier. La réponse de l’Anglais est cinglante : 1:31.252 en s’emparant des 2 meilleurs derniers partiels. Fisichella confirme la bonne tenue des Force India aperçue depuis le début du week-end et s’invite en 3è position alors que Jenson Button se plaint de sa difficulté à faire monter ses pneus en température, et donc à en tirer la quintessence. Comme à Silverstone il y a 3 semaines, le leader du championnat bloque ses roues et ne trouve pas l’adhérence. Dépité, il s’engouffre dans les stands après un énième freinage raté lorsque Hamilton signe un fabuleux 1:31.121 qui donne un coup de vieux à la dernière pole position d’une F1 au Nürburgring (1:31.450, Räikkönen en 2007 avec une Ferrari dotée de l’anti-patinage, de forts appuis aérodynamiques et d’un moteur pouvant grimper à 19.000 tours/min).
Les performances de Kovalainen (1:33.223) – qui ne possède ni le nouveau fond plat ni la 5è génération de l’aileron avant de la MP4-24 – permettent de jauger l’étendue des progrès de l’écurie de Woking. Il faut attendre les dernières seconde de la séance pour voir fondre l’avance d’Hamilton, notamment sous les coup de boutoir d’Alonso, des Ferrari et des Red Bull Racing.
Les déceptions de la matinée se logent dans les deux BMW Sauber. Heidfeld et Kubica (1:33.969) sont les lanternes rouges des essais en pneus durs et font à peine mieux en gommes tendres (Heidfeld 10è, Kubica 17è). |