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Nick Heidfeld a signé le meilleur temps d’une séance qui a fait la part belle aux surprises en tout genre. Stratégies cartésiennes et anticonformistes se sont côtoyées à Spa. Adrian Sutil a longtemps tenu la dragée haute à ses 19 rivaux pendant que les gros bras se débattaient en fond de hiérarchie ou avec leurs moteurs (Red Bull Racing) ou encore leurs réglages (Brawn GP).
Météo : Nuageux
Air : 12-14°C
Piste : 20-26°C
Vent : 0,4-4,6 m/s
Humidité : 65-75%
La troisième et dernière séance d’essais d’un Grand-Prix est traditionnellement celle qui est dévolue à une répétition des qualifications ainsi qu’à la recherche du dernier petit détail qui fera la différence dans les réglages pour ceux qui ne sont pas encore pleinement satisfaits de l’équilibre de leur monoplace. Mais lorsque le mercure affiche 12°C, les pilotes se montrent frileux, de peur qu’un run effectué dans la froidure ne permette de tirer aucune conclusion. Aussi faut-il attendre le début du deuxième quart de la séance pour voir le chronomètre sortir de sa torpeur. Et là, stupeur ! Jamais une F1 n’avait roulé aussi vite en 2009 à Spa-Francorchamps. Sutil démontre que le tarmac adhérent et bénéficiant d’un solide dépôt de gomme a gagné en rapidité (1:47.041 en pneus durs). La fraîcheur permet aux blocs propulseurs de mieux respirer et aucune écurie n’a à déplorer du graining ou une difficulté à inscrire les Bridgestone dans une bonne fenêtre de température.
Lewis Hamilton est le premier à tourner dans le créneau des 1:46 (1:46.588). Le Britannique remet une copie conforme à celle de ses prestations de la veille où la MP4-24 peinait à se montrer efficace dans le 2è secteur (celui des grandes courbes rapides où l’aérodynamique est prépondérante) mais se vengeait dans le premier et le dernier secteur où le KERS se délecte des portions droites.
A mi-séance, Luca Badoer explique que ses principaux problèmes sont la motricité en sortie de virage lent, comme à la Source, ainsi que la stabilité au freinage. L’Italien progresse enfin dans la hiérarchie et par rapport à son leader en se positionnant au 17è rang, à une demi-seconde de Räikkönen.
Les derniers tours en pneus durs permettent à Adrian Sutil de se mettre en évidence en s’emparant du meilleur tour sur le juge de paix de la saison (1:45.677). Le pilote Force India devance Glock de plus d’une demi-seconde (1:46.233) et Kovalainen de près d’une seconde (1:46.500) et enchaîne plusieurs tours en 1:45. Du côté des favoris, Red Bull Racing ménage ses moteurs – celui de Webber émet un son rauque évoquant un échappement cassé et force l’Australien à rentrer aux stands sans avoir pu boucler le moindre tour lancé ! – et Brawn GP tâtonne pour améliorer le comportement de sa monoplace (Barrichello et Button sont 12è et 16è lorsque la séance entre dans son dernier quart d’heure).
La suprématie de Sutil tient tête à la salve des pneus tendres, mais curieusement pas aux derniers rushs de Nick Heidfeld et Jarno Trulli, tous deux en pneus durs. 4è, Grosjean a effectué une répétition des qualifications probante (4è). Spa-Francorchamps semble avoir pris un main plaisir à inverser la hiérarchie habituelle en plaçant les deux Red Bull Racing, les deux Ferrari, les deux Brawn GP, les deux McLaren Mercedes et Alonso au-delà de la 9è place. Les quantités d’essence et l’état de fraîcheur des pneus expliquent le chaos du peloton qui devrait revenir à sa position d’équilibre en qualifications.
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