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Adrian Sutil a dominé l’ultime séance d’essais libres du GP d’Italie en signant les meilleurs temps en pneus durs comme en tendres. Les Brawn GP retrouvent de la vigueur pendant que le taureau rouge piétine, mais l’évolution des conditions de piste sera prépondérante pour les qualifications.
Météo : Soleil
Air : 24-26°C Piste : 31-37°C
Vent : 0,2-3,1 m/s
Humidité : 43-46%
Le violent orage qui a pris la région de Monza pour proie, hier au soir, a lavé le bitume du circuit Lombard. Conséquence directe, l’adhérence n’est pas celle que certains espéraient pour préparer au mieux les qualifications du Grand-Prix d’Italie, et les pneus ne fonctionnent pas de manière optimale pour les monoplaces les moins efficaces pour faire pénétrer la chaleur au cœur des Bridgestone (Brawn GP, Ferrari, Toyota). La valse des tours d’installation passée, Monza entre dans le plus profond mutisme, les 20 pilotes attendant que le mercure grimpe au niveau du sol, notamment dans les portions ombragées du circuit.
N’ayant plus le loisir de laisser l’horloge tourner sans reprendre son apprentissage de la F60, Fisichella brise le silence et enregistre le premier tour chronométré après 16 minutes d’essais (1:28.402), très loin derrière le meilleur tour du Vendredi, (Sutil, 1:23.924). L’Italie est à l’honneur dans le 2è quart de la séance avec un Liuzzi particulièrement fringant (1:25.332) qui tient la dragée haute à Räikkönen (1:26.477), aux Williams et aux BMW Sauber. La pilote Force India entend raison lorsque le champion du monde en titre s’ébroue (1:25.180) puis enfonce le clou (1:24.778) et enfin assome la concurrence (1:24.046) malgré le réveil des Toyota (Glock, 1:24.296) et Brawn GP (Button, 1:25.022) et la confirmation de la bonne tenue des Renault (Alonso 1:24.638, Grosjean 1:24.975).
La première vague de tours en pneus durs se conclut prématurément avec l’apparition des drapeaux jaunes motivés par la sortie de piste de Fisichella dans la Parabolica. L’Italien ouvre son train avant gauche contre des glissières après avoir traversé un bac à graviers, toutes roues bloquées. Le Romain conclut ses essais libres de Monza par un sérieux revers de nature à entamer son moral et sa préparation des qualifications, et donc de la course.
La seconde moitié de la session s’ouvre sur la mise en action du taureau rouge dont les deux représentants, Vettel et Webber, pointent aux 2 dernières places de la feuille des temps (respectivement 1:26.203 et Pas de temps). Satisfait du comportement de sa MP4-24, à la fois véloce et constante, Lewis Hamilton entame sa reconnaissance des pneus tendres en bouclant un tour de Monza en 1:23.929, à 5 millièmes de seconde du record du week-end. Le meilleur performeur du Vendredi, Adrian Sutil, réplique du tac au tac et affiche un prometteur 1:24.105 malgré une perte d’adhérence et une amorce de travers dans la Variante Ascari. L’Allemand récupère son équilibre dès le tour suivant et descend la référence de la semaine de 2 dixièmes de seconde (1:23.735).
A 10 minutes du drapeau à damiers, le circuit plonge dans un calme profond annonçant l’ultime tempête. Sutil – qui annonce à son écurie « Je ne changerai plus rien sur l’auto… » – devance alors Hamilton (1:23.929), Button (1:23.986), Glock (1:24.296), Kovalainen (1:24.391), Liuzzi (1:24.412), Alonso (1:24.469), Buemi (1:24.572), Räikkönen (1:24.666) et Grosjean (1:24.666). Chaussées de pneus cerclés de vert et sur une piste qui est à son optimum de la matinée (dépôt de gomme, 37°C au sol), les monoplaces gagnent les dixièmes par grappes entières. Sutil conserve la mainmise sur la séance en progressant de près d’une demi-seconde (1:23.336). L’Allemand domine le leader du championnat, Heidfeld, Barrichello et Hamilton. Räikkönen n’est que 12è, les Red Bull Racing 17è et 18è. L’évolution de la piste d’ici les qualifications sera primordiale dans l’établissement de la grille de départ.
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