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Le statut de meilleure nouvelle écurie du championnat du monde de Formule Un ne récompensera pas son auteur d’un simple titre honorifique et de la fierté d’avoir terrassé ses adversaires directs. Aux deniers que versera la FOM au pro rata du classement de chacune, s’ajoutent d’ores et déjà les valeurs commerciale et marchande qui font de Lotus une écurie plus attractive que Virgin Racing et Hispania Racing Team.
Lotus a méthodiquement pris dans ses filets certains techniciens et ingénieurs qui officiaient auparavant dans des écuries établies ; Lotus a plus particulièrement fait son marché chez Force India. L’écurie Malaise ne serait pas parvenue à ses fins si elle n’avait présenté le visage d’une formation potentiellement capable d’intégrer le top 10 à moyen terme. De la même manière, Tony Fernandes (directeur général) et Mike Gascoyne (directeur technique) ont en main les atouts pour frapper sans complexe aux portes d’un constructeur automobile qui serait également son motoriste.
L’automne dernier, Lotus a signé un contrat de fourniture de V8 avec Cosworth et ce n’est pas la qualité du bloc Britannique qui l’incite à s’ouvrir de nouveaux horizons. Le retour de Cosworth en F1 est probant comme le soulignent les excellentes prestations de Williams dernièrement et la règle de l’homologation des moteurs a considérablement réduit les différences de performances entre propulseurs.
Dimanche dernier, Tony Fernandes et Mike Gascoyne auraient été aperçus en compagnie de représentant de Renault au cours d’une réunion officielle. D’après nos sources, des pourparlers ont bien été engagés par Renault avec plusieurs écuries et il est une évidence : écuries et motoristes préparent l’avenir et notamment le passage aux moteurs turbo qui pourrait redistribuer les cartes et les portefeuilles. |