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Le nouveau secrétaire d’Etat aux sports du gouvernement Français est issu du milieu sportif, où il a effectué toute sa carrière en tant que joueur puis entraîneur de club (Bègles-Bordeaux, Stade Français) et enfin de l’équipe de France de Rugby. La jeunesse de Bernard Laporte par rapport à certains dossiers brûlants qu’il aura à traiter dans les prochains mois est en bien des points compensés par sa connaissance du sport et des arcanes des fédérations ; par son palmarès enfin (champion de France, vainqueur du tournois des 6 nations à 2 reprises, 2 grands chelems), qui témoigne de la valeur de l’homme et du sportif.
Blessé par le cuisant échec de la France dans la joute l’opposant à l’Angleterre pour l’organisation des Jeux Olympiques d’été 2012, Bernard Laporte ne tient pas à revivre les mêmes tourments alors que le Grand-Prix de France de Formule 1 qui, « Comme le Tour de France, le GP de France fait partie du patrimoine Français » explique-t-il à nos confrères de l’Equipe, « Il va falloir se battre. Pour des raisons d’hôtellerie insuffisante et d’accessibilité routière notamment, Bernie Ecclestone ne veut plus de Magny-Cours. Sur place, les gens ont donc proposé un projet dit Magny-Cours. Il va l’étudier avec attention. Des projets alternatifs, notamment en région parisienne, sont également envisagés. »
Magny-Cours, Versailles ou autre site, peu importe au bout du compte. L’essentiel pour Bernard Laporte est de satisfaire les critères de la F1 moderne et de tout mettre en œuvre pour que la F1 à la Française ne soit plus présente que sur les archives et non dans les calendriers à venir de la Formule 1. « On ne sait pas encore quelle sera la meilleure option. Simplement, faisons en sorte que ce GP soit maintenu. Aujourd’hui il y a des concurrents qui frappent à la porte du championnat. On peu le déplorer mais Ecclestone est libre de faire ce qu’il veut. S’il estime demain que nous n’avons pas ce qu’il faut, il ne nous restera plus que nos yeux pour pleurer. Comme pour Paris 2012, on dira alors ‘C’est dommage.’ Moi je n’ai plus envie de pleurer. »
L’horizon du GP de France se dégagera dans les prochains mois, assure le nouveau secrétaire d’Etat aux sports. Au moment où Silverstone est pour la énième fois mis sur la sellette par le tandem FIA/FOM (Mosley/Ecclestone), la France semble disposer d’une artillerie suffisamment lourde et volontaire pour pilonner avec succès le calendrier du championnat du monde de Formule 1. « Cela risque d’aller très vite. Il ne va pas attendre éternellement. D’autant qu’il a des réponses à donner à d’autres candidats. Le Premier Ministre, François Fillon, s’est récemment entretenu avec lui par téléphone. Pour l’édition 2008 il n’y a pas d’inquiétude. Mais pour 2009, on ne sait pas. Ecclestone attend un projet digne de ce nom. A Magny-Cours, à Paris ou ailleurs. »
« Il veut voir l’évolution. Laissons donc les gens travailler. L’Etat appuiera le meilleur dossier quel qu’il soit. On devrait y voir plus clair à la fin du premier trimestre 2008. Je suppose que les gens qui veulent s’investir dans ce projet viendront avec des dossiers solides. » |