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Après les deux rendez-vous d’Amérique du Nord qui nécessitaient des niveaux d’appuis aérodynamiques moyens, Magny-Cours, 10è manche du championnat, bat le rappel des appuis aérodynamiques forts. Le tracé de la Nièvre est un circuit intéressant d'un point de vue technique car il offre une combinaison des virages à vitesse réduite, où la traction et la dégradation des pneus arrière sont les principaux problèmes à considérer, et des virages à grande vitesse où l'équilibre de voiture peut faire la différence.
Les températures de la piste peuvent énormément varier pendant la journée (notamment du fait d’un tarmac noir engrangeant facilement la chaleur) et exercer une influence sur l’adhérence et l’équilibre des monoplaces. L'évaluation de la dégradation des pneus sera donc cruciale pour définir la meilleure stratégie de course. Trouver le Vendredi, en un petit nombre de tours, une bonne configuration qui réduit au minimum la dégradation des gommes sera un défi pour les pilotes et les ingénieurs, mais c’est un challenge que le pilote Sauber, Felipe Massa, attend impatiemment en dépit des conditions climatiques chaudes.
« Magny-Cours nous ramène de nouveau à des appuis aérodynamiques élevés. C’est un circuit qui peut être bizarre, parce qu'il peut y faire vraiment chaud après 11h ; ainsi, la configuration de la monoplace tend à évoluer toute la journée avec l'élévation de la température », déclare le pilote brésilien.
« Cela revient au final à viser une cible mobile et il n'est donc pas facile de tirer la quintessence de la voiture dans ces conditions. Il peut être compliqué de signer un bon temps au tour sur ce circuit. Il y a beaucoup de virages difficiles, avec une gamme de virages lents à rapides. J'aime vraiment le premier secteur qui est rapide et fluide, j'aime l'épingle à cheveux parce que vous avez une chance de dépasser à cet endroit, et j'aime également le premier S rapide après celle-ci. Mais le dernier secteur est un peu Mickey Mouse (tortueux). » |