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Symbolique car consécutif à une erreur de pilotage et car il intervient dans la dernière ligne droite du championnat du monde de Formule Un, le cuisant échec de Mark Webber à Yeongam n’était que la deuxième absence de l’Australien dans le peloton de tête qui est récompensé par des points en 2010. Fernando Alonso a fait faux bond au top 10 une fois supplémentaire, Hamilton et Vettel en sont à 4 résultats vierges.
Sa fiabilité et son mental d’acier sont des arguments qui devraient être décisifs, explique Nigel Mansell qui a lui-même vécu guerres psychologiques et rudes batailles en piste, notamment en 1987 lorsqu’il fut terrassé par son équipier, Nelson Piquet, à la suite de sa sortie de piste de Suzuka lors des essais. « Je pense toujours que Mark Webber à tout à perdre, à savoir le titre, et je ne pense pas que ce sera le cas. Il y a eu beaucoup d’évènements à l’intérieur de son écurie cette saison mais il a démontré qu’il a un caractère fort et qu’il est mentalement très robuste » estime Nigel Mansell dans le Sun, « Mark est unique comme le démontre son retour après son accident de Valencia. Il y a quelques années, un pilote qui serait parti dans les airs comme ça se serait tué ou aurait été hospitalisé. Et puis il suffit de penser à son accident de vélo, lorsqu’il a heurté une voiture et qu’il s’est fracturé une jambe. Il s’est remis de cette mésaventure. »
Au pilotage en béton et au mental en acier trempé s’ajoute l’intelligence de la gestion d’un championnat au cours duquel Mark Webber a souvent reconnu que Sebastian Vettel était fabuleusement rapide mais où il a su marquer quasiment tous les points qui passaient à sa portée. « Mark ne prend aucun risque. Je dois le féliciter car il a été très professionnel en sachant terminer 2è et marquer des points » poursuit le champion du monde 1992, admiratif de qualités qui n’ont jamais été les siennes. Nigel n’a jamais été le chantre des courses tactiques et son pilotage instinctif et flamboyant a parfois payé un lourd tribut.
En démontrant chiffres à l’appui que s’octroyer un podium lors des 5 dernières courses de la saison devrait lui permettre de briguer la couronne mondiale, Fernando Alonso est le pilote de la bande des 5 qui s’est le premier déclaré sensible aux calculs. Mais Mansell juge que la politique de la Scuderia Ferrari a obéré ses chances d’un 3è sacre. « Alonso est un pilote brillant mais pour moi, Ferrari a perdu de vue son objectif en démontrant en public que ses pilotes ne s’entendent pas. » |