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Fernando Alonso et Stefano Domenicali ont échoué là où Kimi Räikkönen et Jean Todt avaient réussi : l’Espagnol n’a pas paré sa première combinaison rouge de l’or mondial. Tandis qu’elle tente de trouver un successeur à Räikkönen dans son palmarès maison, la Scuderia Ferrari a donc vu deux nouvelles impétrantes lui voler la vedette, Brawn GP en 2009, Red Bull Racing cette année.
Par deux fois, en 2008 et 2010, elle fut à deux doigts et respectivement à 1 et 4 points de rajouter une couronne mondiale à sa carte de visite. En 2008, Felipe Massa a fait la cruelle expérience d’être champion du monde en passant sous le drapeau à damier mais de rajouter la particule vice à son titre en regagnant le podium d’Interlagos. Cette année, Alonso a bu le calice jusqu’à la lie en voyant, par écrans géants interposés, Vettel s’envoler vers le titre de plus jeune champion de l’histoire tandis qu’il se cassait le nez sur un rookie nommé Petrov. Deux épisodes douloureux que Felipe Massa ne classent pas dans la même catégorie. « C’étaient deux moments difficiles pour l’équipe. Il y a deux ans, au Brésil, nos chances étaient minces mais pendant la course les choses ont évolué et j’avais soudain une bonne chance de gagner le titre, puis tout a basculé dans les deux derniers virages » rappelle le Brésilien, « Au contraire, il y a deux semaines, Fernando était en tête du classement et nous savons comment ça s’est terminé. On ne peut pas comparer ces deux évènements mais je comprends comment mon équipier doit se sentir. » |