Massa s’oppose à la baisse des salaires des pilotes
La crise financière qui secoue la planète et qui a servi
de tremplin au départ de Honda de la Formule Un – mais aussi de 2 autres
constructeurs Nippons du WRC, Suzuki et Subaru – et la tendance actuelle qui
est à la fonte des budgets de fonctionnement des écuries de Formule 1, a logiquement amené le
débat sur le terrain des salaires des pilotes.
Pour la plupart, leur chèque annuel comporte 6 zéros. Depuis
l’âge d’or de la discipline, les salaires des pilotes servent de cote dans un
marché spécifique et fermé qui n’est que peu soumis à la spéculation. Il est le
curseur de la valeur intrinsèque des pilotes ainsi qu’une course à la
surenchère. La masse salariale d’un pilote est parfois supportée par un
sponsor-titre, comme c’était naguère le cas pour le triptyque
Marlboro/Ferrari/Schumacher. Alors que l’Allemand était en route vers les
records les plus fous, ses émoluments atteignaient également des sommets de
plusieurs dizaines de millions de dollars annuellement.
Selon toute logique, la bulle des salaires des pilotes
devraient se dégonfler lentement mais sûrement, pour éventuellement repartir à
la hausse une fois la crise financière et la morosité passée. Pour ne pas faire
de certains des cadres supérieurs des écuries des personnages enfermés dans
leur tour d’ivoire et pour ne pas qu’ils soient en rupture avec le quotidien de
leur public – d’autres sports l’ont démontré, à commencer par le football :
les salaires astronomiques sont une arme pour dessouder les icônes.
Stefano Domenicali, patron de la Gestione Sportiva,
reconnaissait récemment que les pilotes ne devraient pas déroger à la règle de
la déflation. « Je pense qu’il y
aura une évolution majeure lors des prochains mois, qui impliquera les pilotes
et qui concernera les salaires » expliquait récemment Domenicali, « Je pense que dans le climat actuel,
les grosses écuries – les petites ne peuvent se le permettre – n’auront plus la
possibilité d’offrir les quantités d’argent que certains pilotes perçoivent. »
L’un de ses pilotes, Felipe Massa, s’inscrit en faux. Le
vice-champion du monde – dont le salaire ne serait pas au même rang que son
classement dans les deux derniers championnats du monde – a expliqué « Je n’y suis pas favorable. Dans un
sport compétitif comme la F1, le pilote joue un rôle fondamental et le prix des
pilotes est faible par rapport au budget global des écuries. Plus les gens
travailleront à la réduction des coûts et mieux ce sera pour tout le monde. »