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Le Coughlan-gate et l’affaire d’espionnage industriel dont
est victime la Scuderia Ferrari
n’ont pas fini de faire couler de l’encre… et bientôt des larmes ? Selon
le ‘Corriere della Sera’, qui aurait eu vent de certaines positions de l’avocat
du Cavalino Rampante, McLaren aurait grandement bénéficié des secrets de la Scuderia Ferrari.
Le quotidien transalpin évoque les noms de certaines
personnalités de l’écurie McLaren Mercedes qui auraient eu connaissance d’un
e-mail (et/ou de son contenu) envoyé par Nigel Stepney à Mike Coughlan, relatif
au document de 780 pages que l’épouse de l’ex designer en chef de McLaren a
tenté de numériser : Martin Whitmarsh (directeur de l’écurie), Paddy Lowe
(directeur de l’ingénierie), Jonathan Neale (directeur du management) et Rob
Taylor (chef designer).
Dans une déclaration que Ferrari aurait faite à la
Haute Cour de Londres récemment, la Scuderia estimerait que « La différence entre les deux écuries
Ferrari et McLaren Mercedes au championnat du monde est si faible qu’il est
probable que le total mathématique supérieur de McLaren soit une conséquence du
fait que son designer en chef ait eu possession des documents Ferrari. »
Dans un schéma de figure incluant une entreprise et non
plus l’acte isolé de l’un de ses employés qui aurait eu pour dessein
d’exploiter des informations pour en faire bénéficier une tierce écurie – Honda
Racing en l’occurrence, que Coughlan a approché dans le but de se faire
embaucher – McLaren aurait forcément bénéficier d’un document de 780 pages
comportant non seulement le design et le concept de la F2007, mais aussi les tactiques
et autres méthodes de travail de Ferrari. La Scuderia aurait estimé la
perte du championnat du monde Constructeurs à €5,5 millions, en sus du
préjudice technique et industriel.
McLaren sera entendu ce matin à Paris par le Conseil
Mondial du Sport Automobile, pour répondre d’une infraction au règlement 151c
du code sportif international. Le verdict pourrait être lourd de conséquence
pour l’écurie de Woking : un simple retrait de points à l’écurie et non
aux pilotes – la sentence la moins lourde en cas de culpabilité – plomberait
les espoirs de couronne mondiale de McLaren, la mettrait en porte-à-faux avec
son coactionnaire Mercedes (qui a refusé que son nom apparaisse dans toute communication relative à l'affaire), avec ses partenaires, mais aussi avec Alonso, dont
le contrat possède une clause de départ au cas où les agissements de l’écurie
de Ron Dennis portent atteinte à l’image du champion du monde.
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