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En 25 ans de carrière à la tête de McLaren, jamais Ron Dennis n’avait essuyé pareil revers. La perte – car il s’agit bien d’une perte lorsque non pas 1 mais 2 pilotes sont archi favoris d’un titre à l’orée de sa finale – se rajoute aux camouflets de l’année 2007, d’une violence inouïe et qui pourrait bien avoir raison du patron historique de l’écurie de Woking.
Exclue du championnat du monde des constructeurs et lourdement sanctionnée par la FIA à la suite de son implication dans l’affaire d’espionnage qui a secoué la F1 cette année, McLaren Mercedes comptait sur le championnat Conducteurs pour se refaire une santé, s’acheter une nouvelle virginité et combler un vide long de 8 ans (long depuis que Mika Häkkinen a apporté à l’écurie son dernier sacre, à la fin du siècle dernier).
L’échec du Brésil est à l’image de celui de 2007. Impensable. Car les erreurs grossières d’Hamilton ne doivent pas être l’arbre qui cache la forêt. La MP4-22 était totalement dépassée à Interlagos, laminée par la F2007 et dans le même wagon que BMW et Williams ! – avec la même stratégie qu’Alonso, Nico Rosberg franchit la ligne d’arrivée du GP du Brésil avec un retard de 5,8 secondes. Du jamais vu cette saison.
McLaren exclut de prononcer les mots d’une crise de nerfs qui refuse de dire son nom, mais qui est bien réelle ce soir ! La reconstruction sera facile pour Alonso, ravi que son écurie (il n’a pas eu un mot pour elle au soir de la Berezina) et son équipier ne soient pas titrés. Interlagos fut un bain de Jouvence pour l’Espagnol. Quid d’Hamilton ? L’homme est courageux et se construit au travers des échecs, comme les plus grands champions, comme Alonso. Pour le couple McLaren Mercedes l’économie d’un tour de table des actionnaires ne pourra être faite.
Fernando Alonso (3è à 57 secondes) :
Le résultat de la journée est bien entendu décevant mais nous savions qu’il serait difficile de gagner la course et le championnat en partant de la 4è place sur la grille. J’avais prédit au début de la saison que ce serait très serré et qu’il faudrait aller jusqu’au Brésil, j’espérais que ça tournerait en ma faveur, mais ce ne fut pas le cas. Je dois l’accepter. La course a été difficile ; j’ai pu suivre le rythme des Ferrari lors des premiers tours, mais elles sont rapidement commencé à attaquer et elles étaient trop rapides pour nous. Notre voiture a été compétitive toute l’année et j’ai gagné 4 courses. Je suis quand même satisfait de la saison.
Lewis Hamilton (7è à 1 tour) :
Je suis bien évidemment déçu du résultat après avoir mené aussi longtemps le championnat du monde cette année. Je dois mettre ce résultat en perspective, ce n’est que ma première année de F1 et globalement elle fut phénoménale. Je suis encore jeune et j’ai encore de nombreuses années pour concrétiser le rêve d’être champion du monde. Je tiens à remercier chacun dans l’écurie pour ce qu’ils ont fait pour moi cette année, sans eux et leur dur travail je n’aurais pas pu me présenter dans cette position au Brésil. |