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Après deux week-ends terminés en queue de poisson à Sepang et à Bahreïn, Lewis Hamilton est remonté sur le podium en Espagne. Au-delà de la performance du Britannique – qui ne pouvait pas espérer de mieux qu’une 3è place à Barcelone –, McLaren Mercedes retient l’attitude du vice-champion 2007. Lewis a appris de ses erreurs passées et ne s’est pas précipité dans le piège qui lui tendait les bras : bouter Alonso hors du podium virtuel en début de course pour tenter de préserver ses chances de victoires malgré l’échappée belle des Ferrari.
« Lewis a fait une course excellente. Il s’est montré mesuré au début car nous pensions que Fernando Alonso, qui était situé juste devant lui, avait probablement moins de carburant » explique Martin Whitmarsh en faisant référence au GP de Bahreïn om Hamilton avait péché par précipitation et avait virtuellement tué ses espoirs de points en heurtant Alonso en début de course après avoir chuté dans la hiérarchie au départ. « Il aurait été plus facile pour Lewis de traquer Fernando et d’endommager ses pneus, ce qui aurait compromis ses chances de le profiter du pit stop précoce de Fernando. En fait, Lewis a parfaitement agi en se refreinant un peu et en infligeant le moins de dégât possible à ses pneus afin de pouvoir les mettre à contribution par la suite. »
Et le directeur de McLaren Mercedes de se laisser emporter par son enthousiasme en déclarant, sans mesure, au contraire de son pilote… « Il était aussi rapide que les Ferrari dans ses 2è et 3è relais et pouvait revenir sur elles, mais essayer de passer un concurrent sur le circuit de Catalunya est une autre paire de manches. »
Le tour par tour bat en brèche l’affirmation de Whitmarsh : Hamilton concédait 3 à 5 dixièmes de seconde après l’entrée aux stands du safety car, au moment où chacun devait forcer l’allure avant le second relais dont la hiérarchie allait décider du classement final – à moins d’un imprévu lors des pit stops. En pneus durs, Hamilton a momentanément pris le dessus sur Räikkönen et Massa, le temps que la F2008 les fasse monter en température. Mais les deux sociétaires de la Rossa avaient déjà la Turquie à l’esprit. |