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McLaren Mercedes fera-t-elle appel de la décision du collège des commissaires du Grand-Prix du Brésil de ne pas sanctionner les Williams et BMW Sauber, dont le carburant (prélevé au niveau de la pompe), ou plus exactement sa température, a été jugé non-conforme ? Martin Whitmarsh (directeur de McLaren Mercedes) a fort justement expliqué que l’écurie se devait de faire appel, pour les sponsors et pour l’image de l’écurie qui ne peut que défendre ses intérêts et ceux de ses pilotes.
McLaren Mercedes ayant déclaré son intention, son honneur politique est sauf. Il aurait été impensable et mal venu que l’écurie de Woking ne grince pas des dents alors que 3 voitures qui précèdent Hamilton sur la ligne d’arrivée d’Interlagos échappent à une infraction au règlement, comme il a été stipulé par Jo Bauer, délégué technique de la FIA dans un rapport officiel d’après course.
Lewis Hamilton a cependant entrouvert une porte dans laquelle McLaren Mercedes doit s’engouffrer. Du haut de ses 22 printemps, le Britannique a eu la maturité nécessaire pour expliquer qu’il ne voulait pas d’un titre frelaté. L’image du sport, déjà écornée cette année, en souffrirait. Lewis ne serait jamais réellement considéré comme le champion du monde 2007, qui plus est au volant d’une monoplace qui a subi les foudres de la FIA en se voyant écartée du championnat Constructeurs.
McLaren Mercedes a beaucoup mieux à faire : ne pas déposer d’appel et se fendre d’un geste chevaleresque qui redorerait son blason sérieusement terni ces derniers mois. Contrairement à une idée reçue elle n’aurait rien à gagner dans un nouvel appel. La FIA ne lui décernera jamais le titre et possède les armes légales pour cela : elle peut sanctionner Williams et BMW au championnat Constructeurs sans léser les pilotes. Elle peut également décider, en accord avec le code sportif, qu’Hamilton reste quoi qu’il en soit le 7è du GP du Brésil. |