Le meilleur tour absolu du millésime 2007 du Grand-Prix de Turquie est l’apanage de Fernando Alonso, auteur d’un éblouissant 1:26.841 en Q2 des qualifications. La boucle la plus véloce de Kimi Räikkönen le lendemain, 1:27.295, n’est pas moins étincelante, comme le souligne l’écart que le Finlandais a creusé avec son équipier, Felipe Massa (1:27.922), dans cet exercice si particulier du tour rapide en course. Kimi a procédé de la même manière qu’en Hongrie : en fin de parcours, malgré la fatigue et la chaleur, histoire d’envoyer un message fort au vainqueur du jour et à son écurie : la référence, c’est lui ! Felipe Massa n’est pas tombé dans le piège de la surenchère après avoir fait l’essentiel en menant sa course de main de maître et en forçant lui aussi l’allure lorsque c’était nécessaire.
Bien que souvent situé dans les turbulences d’une autre monoplace, Fernando Alonso est proche de Lewis Hamilton sur un tour lancé. Dans la catégorie comparaison de pilotes d’une même écurie la surprise vient de BMW : Si Heidfeld et Kubica avaient signé le même chrono en Q2, l’Allemand a nettement pris le dessus sur son équipier en course – à la fois sous le drapeau à damiers et dans les statistiques des tours les plus rapides, où Robert concède 6 dixièmes à Nick. Autre différence de marque, celle qui sépare Jenson Button et Rubens Barrichello : 7 dixièmes de seconde à l’avantage du Britannique, qui a signé l’une de ses plus belles courses de l’année à Istanbul.