Plutôt que Toyota, on attendait McLaren au plus haut sommet en Malaisie. Le potentiel de la MP4-20 doit lui permettre d’inquiéter les Renault. Mais les flèches d’argent sont meilleures en course qu’en qualifications. Des positions de grille moyenne plombent les espoirs des gris en course ; afin de compenser ce défaut, McLaren met plus de carburant dans ses monoplaces que ses adversaires pour les qualifications. Grosse erreur, le handicap est conséquent lors des premiers tours, et avec la même stratégie à deux arrêts ce choix n’a qu’un faible intérêt.
Une fois les McLaren au sommet de leur art, les Renault sont déjà loin, d’autant plus frustrant que les MP4-20 ont grosso modo le même potentiel que les R25 en course, et sont les plus économes de leurs gommes. Le tour le plus rapide en course à Sepang (signé Räikkönen) ne rapporte rien qu’une maigre consolation à McLaren Mercedes et aucune aux spectateurs, qui pourraient assister à un fantastique duel entre le losange et les flèches d’argent lorsque ces dernières sauront taper dans le mille de la cible des qualifications.
Adrian Newey accuse la vitesse de pointe ; la rotation du bloc semble aller dans ce sens : 18.100 tours/min contre 18.750 pour Renault. McLaren doit attendre la prochaine évolution moteur, prévue pour Barcelone... mais Renault ne reste pas les bras croisé !
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