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26 Juin - 17:10
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Mercedes GP doit faire marche arrière avec ses évolutions

Mercedes GP a dû composer avec trois problèmes majeurs et avec une difficulté mineure, aujourd’hui sur le circuit de Valence. L’évolution la plus radicale de son package – le diffuseur soufflé – n’a pas donné toute satisfaction aux hommes de Ross Brawn qui ont détecté une surchauffe au niveau du soubassement de la W01, là où les échappements bas évacuent un air brûlant censé alimenter le diffuseur. En conséquence, l’armée de Brackley a battu en retraite et a fait un compromis sur son nouveau système.

 

Le deuxième écueil est un boulet que Mercedes GP traîne depuis le début de la saison : l’exploitation des gommes sur un tour lancé est le maillon faible de la W01. Troisième piège qui ne concernait que Schumacher, le système de freinage qui s’est constamment bloqué sur le train avant droit sans que l’Allemand n’ait fondamentalement modifié son mode de freinage. Le septuple champion du monde a bu le calice jusqu’à la lie en entendant son ingénieur, Phil Prew, lui expliquer que la direction assistée de sa monoplace était défaillante alors qu’il débutait son dernier tour lancé de la Q1 où il était en position d’être éliminé (18e) lorsque le drapeau à damier a été présenté aux pilotes. Michael s’en est sorti in extremis mais il est resté piégé en Q2, comme Nico Rosberg.

 

Il est symptomatique que Mercedes GP ait opté pour la stratégie inverse de celle de ses adversaires : Nico et Michael ont effectué un run en pneus tendres puis ont basculé sur les durs pendant que la totalité de leurs rivaux directs faisaient le chemin inverse et enregistrait une progression substantielle.

 

   

 

Nico Rosberg (12è, 1:38.627) :

C’est très frustrant d’être aussi loin sur la grille alors que mon tour était bon. L’auto n’était tout simplement pas assez performante aujourd’hui. Nous avons rencontré des problèmes ce matin et nous avons dû faire un compromis au niveau de l’évolution de notre package et ça fait toute la différence pour rentrer dans le top 10. Il n’est pas facile de comprendre ce qui s’est passé car nous espérions avoir fait un pas en avant et nous n’avons pas encore tiré la quintessence de nos évolutions et il faut d’autre part très rapidement comprendre comment faire fonctionner les pneus. L’auto sera plus rapide en course et je reste donc optimiste.

 

Michael Schumacher (15è, 1:39.234) :

Je suis bien évidemment déçu de ma position et ce n’est certainement pas celle où je voudrais être. J’ai dû me battre contre 2 choses. Premièrement, comme au Canada nous avions un problème général avec les pneus et nous n’avons pas réussi à les faire fonctionner en qualifications. Deuxièmement, j’avais des difficultés avec les freins car l’avant droit se bloquait sans cesse. Ça rend les choses encore plus difficiles. Cela dit, nos évolutions sont un bénéfice même si ce n’est pas évident au vue de nos performances. J’aurais peut-être pu aller 3 dixièmes plus vite dans mon dernier tour si Buemi n’avait pas été sur ma route mais ça n’aurait pas été suffisant pour entrer en Q3.

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