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Charles Pic a fait retentir la Marseillaise dans les rues de Monaco. L’hymne tricolore n’avait plus résonné dans la Principauté depuis la victoire de Sébastien Bourdais en F3000, en 2002.
Le pilote de Montélimar a formidablement profité de sa pole position et a parfaitement exploité les conditions de course (une averse a détrempé le circuit une heure avant le départ) qui ont amputé l’épreuve de son départ arrêté, de son arrivée ainsi que de la moitié de sa distance – trois neutralisations sous safety car, pour un total de 12 tours sur les 25 que comprenait l’unique course World Series by Renault à Monaco. La dernière neutralisation, consécutive à un accrochage impliquant Barba, Romancini et Di Sabatini, dans la montée vers le Casino, aura même motivé la sortie des drapeaux rouges et privé Pic du plaisir de couper la ligne d’arrivée à vive allure.
Charles, qui ne connaissait Monaco qu’au travers de consoles de jeux avant son week-end Monégasque, a idéalement maîtrisé les évènements et résisté à la pression du leader du championnat et très expérimenté Giedo Van Der Garde. Le pilote Tech 1 a usé de son coup de volant pour éviter de partir à la faute lorsque ses coreligionnaires multipliaient les erreurs et touchettes derrière lui.
Après un premier tour lancé sur des œufs – une fois la voiture de sécurité rentrée aux stands à la fin du 3è tour –, Charles a trouvé son rythme de croisière et s’est échappé en compagnie de Van Der Garde. 3è, Fauzy perdait plus d’une seconde par tour sur le duo de tête et contenait une meute fortement teintée des couleurs tricolores : 4è dans les roues du Malais, Jousse devançait Baguette, Aleshin et le Limougeaud Guillaume Moreau. L’ordre ne changera plus jusqu’à l’arrivée avortée. |