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Fernando Alonso
s’est offert le meilleur temps de l’ultime séance d’essais libres du Grand-Prix
de Monaco, dont les qualifications de la 56è édition s’annoncent
particulièrement disputées. Quatre écuries (Renault, Brawn GP, Ferrari, McLaren
Mercedes) se tiennent en 2 dixièmes de secondes. Red Bull Racing fourbit ses
armes et peaufine son nouveau package comprenant un diffuseur double alors que
Toyota et BMW Sauber s’enfoncent dans les profondeurs du classement.
Météo : Soleil Air : 23-24°C Piste : 33-40°C Vent : 0,8-2,4 m/s Humidité : 61-72%
Le début de l’ultime séance d’essais libres du 56è
Grand-Prix de Monaco s’ouvre sur un duel probablement tragique du point de vue
de Toyota, mais qui ne fait que conforter l’écurie de Cologne dans les doutes
nés de la journée d’entraînement de Jeudi : les deux TF109 de Trulli et
Glock croisent le fer avec la lanterne rouge de la saison, une Force India. Les
pilotes Toyota n’ont pas l’excuse de se frotter à l’un des virtuoses de la
Principauté, Adrian Sutil, et parviennent difficilement à devancer Giancarlo
Fisichella. Glock tire le premier en 1:20.242, Fisichella réplique en 1:19.913.
L’Allemand reprend son bien en 1:18.626,
mais l’Italien réplique avec un 1:18.210 qui conclu son premier run long
en pneus durs. Un autre transalpin le déloge de la première place, Trulli en
1:17.995.
Les premiers artificiers s’effacent rapidement lorsque
l’artillerie lourde est déclenchée par le champion du monde en titre, Hamilton
(1:15.622), ainsi que par le Roi des essais libres 2009 (Rosberg, 1:16.150),
par l’écurie leader du championnat (Barrichello 1:15.832) et par Ferrari
(Räikkönen 1:15.846, Massa 1:15.907). A l’opposé de la feuille des temps,
Robert Kubica essaie de rattraper le temps perdu Jeudi par la faute du bris de
son moteur (celui qui avait été mis en service à Melbourne originellement) et
abaisse lentement et mollement sa référence : 1:21.803, 1:19.685, 1:18.504
pour un premier relais de 10 tours qui le rejette en bas de la hiérarchie – son
équipier Nick Heidfeld, 19è (1:17.880) est à peine mieux logé.
Lewis Hamilton est le premier des 20 protagonistes à
chausser des pneus tendres. L’amélioration est immédiate mais ténue (1:15.546).
Elle confirme que les deux spécifications Bridgestone, ultra tendres et tendres
– pour une fois contigües dans la gamme de dureté – sont proches en
performance. Quid de l’endurance des
pneus marqués d’une bande verte ? Hamilton laisse souffler l’homme et la
machine le temps d’un tour puis progresse de nouveau. La marge est encore une
fois minime (1:15.389). Un autre champion du monde, tout de route vêtu, fait
céder Hamilton à un détail crucial près : Räikkönen ne pioche pas dans son
stock de pneus tendres pour devancer Hamilton de 7 millièmes de seconde.
Contrairement à Bahreïn et Barcelone où ils lui avaient fait défaut en
qualifications, le pilote Ferrari économise ses pneus tendres en vue de la
séance déterminant l’ordre de la grille de départ et n’en chausse qu’u train,
en toute fin de séance. Son premier tour lancé lui permet d’être en avance sur
les meilleurs du moment (Button, Alonso, Barrichello et Massa se tiennent en 1
dixième de seconde), mais Kimi est gêné par Hamilton à la Rascasse et coupe son
élan.
A une minute du drapeau à damiers, Alonso trouve un tour
clair et brûle la politesse au leader du championnat (1:15.164, Button
1:15.233). 19 crans plus bas, Trulli ferme la marche. Les 2 Toyota et les 2 BMW
Sauber ferment la marche, le doute n’est plus permis, une tragédie se dessine à
Cologne comme à Munich.
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