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Bernie Ecclestone a l’habitude de manier la polémique, bien souvent dans un but lucratif. Sa dernière phrase sibylline en date concerne le Grand Prix de Monaco : « Nous pouvons nous passer de Monaco, ils ne paient pas assez ! » Mais s’attaquer à l’épreuve reine de la Formule 1, celle qui dépasse les frontières de la discipline pour toucher le monde entier en tant que rendez-vous peopolo-sportif incontournable à l'image des 500 Miles d’Indianapolis ou des 24h du Mans, cela ne passe pas inaperçu.
Renchérissant à la vague d’indignation qui s’est élevée au sein des amateurs de F1, plus enclins à rester fidèles à Monaco plutôt qu’à s’intéresser à une nouvelle contrée jugée financièrement intéressante par le patron de la FOM, le commissaire général de l’Automobile Club de Monaco a fait part de sa surprise face aux propos d’Ecclestone. « Notre contrat a pris fin cette année. Nous sommes actuellement en pourparlers pour le renouveler. Bernie ne nous a rien dit directement. On a appris tout ça par la presse, » a réagi René Isoart pour RMC.
« On paie peut-être un peu moins que les autres, mais on paie quand même, » rappelle René Isoart. « On doit tous les ans démonter et remonter le Grand Prix chaque année. Maintenant, Bernie essaie toujours d’obtenir le maximum. C’est ce qu’il a toujours fait. Ce n’est pas surprenant. Mais je ne suis pas inquiet pour l’avenir du Grand Prix. »
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