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Felipe Massa a déjoué tous les pronostics pour s’adjuger la 12è pole position de sa carrière, sa 1ère à Monaco. Räikkönen complète le succès de la Scuderia Ferrari, les McLaren Mercedes colonisent la 2è ligne alors que, une fois n’est pas coutume, Kubica n’a pas été un prétendant à la pole position – Heidfeld confirme le désarroi de BMW Sauber en ratant le top 10.
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Avec Lewis Hamilton, Felipe Massa était l’homme fort des qualifications l’année dernière, il l’est aussi en 2008. Le Pauliste a conquis sa 3è pole position en 6 tentatives (après Sepang et Istanbul). L’exploit n’est pas mince sur un circuit qu’il ne goûte guère et où il faut être en confiance pour donner le meilleur de soi-même. Le serpentin n’en a pas tenu rigueur à Felipe qui a ce soir de bonnes raisons de revoir ses sentiments sur le tourniquet de la saison, lui dont le cœur ne bat que pour les belles courbes rapides d’Istanbul, d’Interlagos ou de Barcelone.
Massa a déjoué tous les pronostics et toutes les hiérarchies antérieures aux qualifications : il était le seul du carré d’as du championnat à n’avoir pas inscrit son nom en haut de la feuille des temps jusqu’à cet après-midi. La confiance de Felipe est allée crescendo en parallèle avec ses performances et son tour des Q2 aura probablement énormément compté pour son emprise sur les évènements : en une seule boucle il s’était adjugé le meilleur temps de la journée et enfonçait le clou de sa domination des Q1. Serein dans ses stands, Felipe regardait ses collègues reprendre la piste et tenter vainement de lui ravir le meilleur chrono des Q2.
En Q3, son premier tour n’était pas parfait (1:16.399 avec un médiocre 20.1 dans le secteur 1) et à l’issue des premiers runs il pointait au 4è rang derrière Räikkönen (1:16.112), Kubica (1:16.233) et Hamilton (1:16.313). Sa progression fut décisive en fin de séance : un gain de plus de 6 dixièmes de seconde qui lui permît de gagner 3 places. S’il progressa dans les deux derniers secteurs, Räikkönen peut en revanche regretter le premier partiel de son ultime tentative. Le champion du monde échoue à 28 millièmes de son équipier et de la pole position. Dans un jeu du chat et de la souris dont on ne connaîtra tous les paramètres qu’à la lumière du développement des stratégies de course, Hamilton peut soit nourrir des regrets de concéder seulement 52 millièmes de seconde au poleman, soit se réjouir de sa performance qui le place 326 millièmes devant son équipier.
Une fois n’est pas coutume, Robert Kubica n’a jamais été en mesure de prétendre à la pole position à Monaco où la hiérarchie de la grille de départ compte tant dans le déroulement de la course. Mais pour BMW Sauber, le coup le plus rude vient de Nick Heidfeld, interdit de Q3 pour la première fois de la saison. Dans le clan Allemand, la satisfaction vient en revanche de Nico Rosberg, fabuleux 2è meilleur performeur des Q2 lorsque les monoplaces sont toutes dans une configuration identique (peu d’essence à bord et pneus tendres). « Devancer les McLaren et une Ferrari c’était vraiment super ! » jubile Nico, « Les Q3 ? J’espère que j’avais plus d’essence que les autres ! Si c’est le cas, je peux peut-être battre Kubica. »
Nouvelle voiture ou pas, la Scuderia Toro Rosso n’a pas gagné la demi-seconde qu’elle envisageait de grignoter à Monaco. Vettel et Sutil sont tombés dès les Q3 – le Français regrette le trafic puis un mauvais réglage de répartition des freins. Dans le bas du tableau, Sutil confirme son coup de volant Monégasque en dominant Fisichella et Piquet apporte un nouveau témoignage de ses difficultés à assimiler tous les paramètres du plus haut niveau du sport automobile en voyant la porte des Q1 se refermer sèchement sur lui. |