La caravane de la Formule Un s’arrête ce week-end dans le désert de Bahreïn, au Moyen Orient, pour la troisième manche du championnat du monde 2005, qui marquera également la troisième découverte pour Tiago Monteiro.
Le BIC (Bahrain International Circuit) accueillera cette année la F1 pour la deuxième année consécutive, après avoir été intronisé dans le calendrier en 2004. Plus de 20 tonnes de matériel ont déjà été dépêchées au royaume du Roi Sheikh Hamad Bin Isa Al Khalifa, parmi lesquelles la Jordan EJ15 de Tiago Monteiro.
Le pilote portugais a profité des fêtes de Pâques et du retour progressif vers le vieux continent pour s’octroyer un week-end en famille après les déplacements aux antipodes du début de saison. Bahreïn sera la troisième nouveauté en trois épreuves pour Tiago, qui a hâte de découvrir le circuit apparu au milieu du désert, à plusieurs kilomètres de la capitale, Manama. « Ce sera la troisième fois en trois GP que je devrai tout découvrir. Le tracé me semble très technique et exigeant, d’après l’idée que j’aie pu m’en faire en étudiant les vidéos de la course de l'année dernière. La piste est large et rapide, et correspond ainsi aux critères des circuits modernes, très complets et offrant tout type de difficultés. »
« Le plus gros problème semble être le vent, qui peut souffler fort et être chargé de sable, qui peut venir recouvrir la piste et provoquer de modifications constantes du niveau d'adhérence. Ce facteur peut être crucial, notamment lors des qualifications. »
« Nous ne disposons pour l'instant pas de toutes les modifications techniques à apporter sur la voiture, qui ne seront opérationnelles que lorsque nous retournerons en Europe, où deux journées de travail ont d’ores et déjà été planifiées, sur le circuit Paul Ricard (sud de la France) afin de tester quelques pièces nouvelles qui sont en train d'être produites et développées. Néanmoins, nous pensons que la différence entre les produits Bridgestone et Michelin ne sera pas aussi grande à Bahreïn que lors de la dernière course. »
Tiago disputera son troisième Grand-Prix ce week-end, et ses objectifs seront les mêmes qu’en tout début de saison : « Nous sommes en train d'accomplir exactement ce que nous jugions être possible, même si quelques problèmes imprévisibles nous ont parfois fait perdre un temps précieux, tant en essais qu’en course. A Bahreïn nous essaierons une nouvelle fois de finir le Grand-Prix. »
Auteur de deux excellents départs en Australie et en Malaisie – qui lui ont permis de grappiller deux ou trois places à chaque fois – Tiago a toujours réussi à remplir les objectifs fixés par l’écurie et à honorer les tactiques de course échafaudées. Après avoir enregistré de nombreux changements à tous les niveaux, mécaniques ou d’organigramme, toute l’équipe Jordan est encore en phase d’apprentissage. La chirurgie opérée à l’occasion du Grand-Prix de Malaisie – dans le but de permettre un meilleur refroidissement du moteur dans la fournaise de Sepang – a eu pour effet collatéral une considérable perte d'efficacité aérodynamique, fondamentale pour l'équilibre de la voiture dans les courbes rapides, ainsi qu'une perte de vitesse pure dans les lignes droites. « Nous sommes entrés dans un monde d’expériences nouvelles et multiples » explique Tiago. « Même si nous pourrions parfois hausser le rythme, il nous faut toujours tenir compte des intérêts de l’équipe, qui sont aussi les nôtres ; ce fut le cas lors de la dernière course où le mot d'ordre était épargner… épargner… épargner les pneus et le moteur. La chaleur était étouffante et nous craignions tous de ne pas pouvoir terminer la course. »