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L’annonce officielle par la FOTA de son intention de créer un championnat parallèle à la F1 et de s’affranchir de la tutelle de la FIA divise le paddock et les observateurs en deux. Une frange affirme qu’il ne peut s’agir que d’un ultime bluff des constructeurs alors que d’autres estiment que de grandes multinationales ne peuvent se permettre de tenir un double langage et que les écuries ont la ferme intention de se désengager de Max Mosley, à moins qu’il ne démissionne avec effet immédiat.
Non seulement le Président de la FIA a exclu cette éventualité mais a-t-il annoncé qu’il adhérait aux propos des sceptiques et qu'il attendra que les dissidents reviennent vers lui. « Je ne prends pas la chose au sérieux comme d’autres car je sais que ce n’est qu’une posture » tranche Mosley avec cynisme dans une interview accordé à la BBC, « Tout ça cessera entre le début de l’année 2010 et le mois de Mars, à la date de la 1ère course ; nous nous mettrons d’accord et chacun ira courir » affirme le Président de la FIA avec une certitude qui pourrait passer pour de la suffisance aux yeux de la FOTA – un comportement typique de Mosley auquel les écuries sont allergiques.
Une tactique de déni comme pour mieux se persuader que la vérité sera ailleurs ? Mosley insiste sur l’authenticité de son sentiment qu’il explique par l’impérieuse nécessité des constructeurs, selon lui, à faire partie de la F1. « Je suis entièrement confiant car au final les gens font ce qui est dans leur intérêt. Il est dans l’intérêt des écuries de participer au championnat du monde de Formule Un ». La présence des constructeurs en F1 est également une nécessité absolue aux yeux de Mosley qui, alors qu’il refusait de reporter les dates butoirs fixées ces dernières semaines, évoque désormais la possibilité d’un accord à l’horizon Février/Mars 2010 ! Cette déclaration d'intention force également les candidats non retenus en première intention à retirer leur candidature et à stopper leur projet F1. Prodrive et autre Epsilon Euskadi ne peuvent se permettre d'attendre le bon vouloir de la FIA pendant des mois, et sont probablement fixés sur la considération que leur porte la FIA.
Selon Max Mosley, le schisme ne repose sur aucune fondation solide. Automoto365 se faisait récemment l’écho de l’accord de fond entre FIA et écuries (lire notre article du 16 Juin, ‘Pourtant, FIA et FOTA sont d’accord…’), un raisonnement que reprend le président de la FIA à son compte. « Il n’y pas de problème fondamental ou suffisamment important pour les empêcher de prendre part à la F1. Tout ça n’est qu’une question de personnalité et de pouvoir et de ce que quelqu’un peut prendre à son compte, ce qui est facile lorsqu’il n’y a aucun enjeu mais lorsqu’on en viendra à la 1ère course et qu’il faudra se décider, ils seront là ». Le propos de Max Mosley implique que le report de l’officialisation de la liste des 13 écuries est ajournée non pas de quelques jours, mais jusqu’au mois de Mars, ou jusqu’à ce que les écuries reviennent vers la FIA, ou encore jusqu’à ce qu’elles créent officiellement un championnat parallèle. Le bras de fer n’est pas terminé ! |