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La FIA et son président fraîchement réélu, Max Mosley, n’ont pas tardé à répondre aux critiques de Michelin. Bibendum avait plus tôt dans la journée remis en cause la politique de la Fédération Internationale de l’Automobile, qui effectue un surprenant virage à 180° en matière de pneumatique en autorisant les changements de gommes en course en 2006, alors qu’elle les avaient sacrifiés sur l’autel de la sacro-sainte réduction des coûts 12 mois auparavant.
Michelin souligne entre autre que « ces nouvelles règles, en effet, ont pour conséquence d'augmenter immédiatement de 15% les coûts de développement, de production et de logistique concernant les pneumatiques, sachant que contrairement à ce qui a pu être dit, les solutions 2005 ne peuvent en aucun cas être adaptées à la nouvelle réglementation 2006. »
La FIA répond du tac au tac en précisant que « la réintroduction des changements de pneus a été soutenue par une large majorité des membres de la Commission de la F1 et par un vote unanime du Conseil Mondial du Sport Automobile. »
La FIA rappelle en outre que la Commission est composée de tous les représentants des écuries (10), de 8 promoteurs des évènements, d’un délégué des manufacturiers de pneu, de deux sponsor et d’un seul membre de chacune des hautes instances dirigeant le sport et la gestion commerciale des droits.
« Michelin est visiblement perplexe » poursuit le communiqué de la FIA, « mais il est difficile de comprendre quelle partie du processus démocratique et du vote adopté par la FIA sème la confusion dans son esprit. »
« Comme Michelin le souligne, ces règlements sont les mêmes qu’en 2004 lorsque, nous nous devons de leur rappeler, ses pneus avaient fonctionner sans rencontrer de problème » conclut la FIA en ressortant l’affaire du Grand-Prix des USA 2005, dont elle s’était servi comme d’un levier pour déstabiliser Michelin, et sans s'expliquer sur les griefs que Bibendum lui fait, à savoir l’augmentation des coûts et une nouvelle modification des règles dans l'urgence. |