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Max Mosley s’est assigné une mission : mettre le championnat du monde de Formule 1 sur des rails qu’il estime justes et pérennes avant de tirer sa révérence en Octobre 2009 – le Président de la FIA a fait le serment de ne pas briguer un nouveau mandat lorsque celui en cours arrivera à son terme. Son cheval de bataille : réduire les coûts de fonctionnement des écuries malgré elles et attirer des indépendants et leur donner des garanties d’épanouissement dans le pinacle du sport automobile.
Le plan de bataille de Mosley est simple : il souhaite contraindre les écuries à effectuer des coupes claires dans leurs budgets. Ainsi, les souffleries, simulateurs et autres outils modernes de très haute technologie pourraient rapidement voir leur influence diminuer ; les effectifs des entreprises devaient être dégraissés (la réglementation du moteur unique a déjà donné la tendance).
En outre, les écuries ont été invitées à déposer auprès de la FIA – le 3 Octobre 2008 au plus tard – des propositions de réglementations qui entreraient en vigueur en 2011 et qui doivent avoir pour vocation de limiter les budgets (Pour plus de détails lire notre article daté du 4 Juillet, ‘La FIA somme les écuries de réfléchir aux réglementations 2011 – Objectif réduction des coûts tous azimuts’).
La liquidation de Super Aguri a été mal vécu par la FIA et par son président. Il est le symbole de la toute puissance des constructeurs automobiles (Super Aguri était l’écurie B de Honda) et de l’impossibilité pour un indépendant (autre qu’une multinationale fortunée façon Red Bull) de s’ancrer durablement dans le championnat du monde de Formule 1. Mosley souhaite retrouver une F1 à 12 écuries et milite pour une meilleure répartition des bénéfices générés par la F1 via les détenteurs des droits commerciaux (La CVC et Bernie Ecclestone). « Il est souhaitable que les écuries se mettent d’accord sur leurs propres propositions. Sinon la FIA agira par elle-même » répète Mosley dans une interview accordée à Auto Motor Und Sport.
« On ne peut pas simplement dire que la formule 1 est sur une autre planète. Nous devons donner leurs chances à des écuries indépendantes et assurer leur survie. Nous devons faire en sorte que le championnat se dispute avec 12 écuries. » |