|
Kazuki Nakajima n’est pas qu’un pilote du pays du soleil levant, il est également son ambassadeur, le vecteur de ses valeurs traditionnelles et son garant sur les grilles de départ de Formule Un – en attendant d’être rejoint par Kobayashi en 2010 si ce dernier satisfait les objectifs de son école de formation, Toyota. Après une année complète de compétition au plus haut niveau, Nakajima ne se gargarise pas avec les éloges que Sir Frank Williams n’a pas manqué de faire à l’intersaison. L’autosatisfaction ? Très peu pour le natif d’Aichi, même si ses débuts, au Brésil en 2007, avaient été probants, avec un 5è meilleur tour en course et une arrivée dans le top 10 au volant d’une machine qui ne passait pas pour être la plus véloce du plateau.
Kazuki a aussi remarqué qu’il avait marqué la moitié des points de son équipier (9 contre 17) et que pendant que Rosberg saisissait toutes les occasions et montait à 2 reprises sur le podium, il peinait à rentrer dans le top 8 synonyme de points. En qualifications l’écart est plus ténu : l’Allemand a remporté le duel avec une marque de 13-5 qui n’a rien d’humiliante pour un néophyte.
Nakajima n’a besoin de personne pour se fixer des objectifs ambitieux à l’orée de la saison qui se profile – ne dit-on pas que la 2è en F1 est la plus difficile, car le pilote n’a plus l’excuse de son inexpérience et qu’il essaie de hausser le niveau de son pilotage ? Il défie parfois les lois de la physique et/ou craque sous la pression, comme Lewis Hamilton en 2008 à Bahreïn et au Canada. « C’est une année cruciale pour moi. Pour le moment, il est trop tôt pour parler de la voiture car je dois me concentrer sur moi et sur mes performances. Je dois réellement être plus performant dans tous les domaines » avoue Nakajima en dressant un portrait sans concession, « Il y aura plus de pression après une 1ère année complète d’expérience et je suis sûr que je peux faire bien mieux que l’année dernière. Il me faut être plus constant, mieux comprendre l’auto. La plupart des pistes seront une redite pour moi et ça n’en sera que mieux. » |