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Toyota a officiellement annoncé son retrait de la Formule 1, avec effet immédiat. Le premier constructeur automobile mondial a officialisé ce qui était devenu un secret de Polichinelle depuis 3 jours lors d’une conférence de presse organisée à Tokyo, dans la foulée de la tenue d’une réunion de son bureau directeur qui avait pour ordre de jour de dresser un bilan économique ainsi que de définir les axes de la politique sportive et économique de l’entreprise.
Les grands patrons de Toyota n’ont pas tenu compte de l’engagement de l’écurie de Cologne au championnat du monde de Formule Un jusqu’en 2012 (elle a signé les Accords Concorde, ce qu’avait refusé de faire BMW). Ils mettent un terme à une aventure longue de 8 ans et qui n’aura jamais apporté le succès escompté. En 139 présences en Grand-Prix, Toyota a obtenu 3 pole positions, 3 meilleurs tours en course et 13 podiums. Elle est la seule écurie avec Force India et Williams (et le seul constructeur) à ne pas avoir remporté au moins un Grand-Prix lors de ces 2 dernières années.
Des signes avant-coureurs de l’effritement du château Toyota en Formule 1 ont été distillés ces 10 derniers mois avec l’abandon du Grand-Prix du Japon par le circuit du Mont Fuji (qui appartient à Toyota) et par l’arrêt prématuré de la collaboration avec Williams, dont le constructeur du soleil levant était le motoriste. L’antenne de Cologne a tenté de réveiller le géant automobile par un électrochoc – l’enrôlement d’un champion du monde – mais ni Räikkönen ni Button ne se sont portés au chevet de Toyota. |