Comme premier pas vers une prise de contrôle de Sauber par BMW, l’annonce d’une fourniture de V10 P38 (P39 ou 40, V8 et non V10 ?) pour 2006 et 2007 ne semblait, à Imola, plus être qu’une question de jours. Ce n’est pas la révélation du partenariat Red Bull/Ferrari qui poussait Sauber hors du giron rouge.
Car Ferrari fournissait à la fois Prost et Sauber par le passé. Mais une réelle volonté de trouver moins cher que le Ferrari (estimé avec la transmission à 40 millions d’euros annuels), mais le souhait de sortir du cercle trop politique de la mouvance Ferrari et de… réaliser quelques économies.
Car chez Sauber, la disparition de Red Bull n’a pas encore été compensée, et l’arrivée de Villeneuve ne s’est pas avérée être juteuse commercialement parlant.
En revanche, en ce qui concerne l’achat d’une participation majoritaire, elle serait en cours de négociation avec le Crédit Suisse, premier actionnaire de Sauber et fournisseur de services bancaires, très intéressé par… BMW. Dans ce cas de figure, outre le prix de cession, Peter Sauber ne possède qu’une seule exigence. Non de demeurer à la tête de son équipe, mais que celle-ci reste à Hinwil et continue d’opérer de Suisse.
On est là dans un registre social qui doit faire sourire les requins britanniques à la Jordan ou Walkinshaw ! Il faut savoir qu’à Hinwil, près de 600 personnes travaillent de près ou de loin pour l’écurie qui est le plus gros employeur de la région. Du pur Sauber. Discret, pragmatique, près de ses sous mais humain. Reste que cette exigence ne semble pas du goût de BMW, qui se voyait bien rapatrier toute l’écurie à Munich, près de son centre technique.