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Pedro De La Rosa a été promu pilote titulaire McLaren Mercedes à la veille du Grand-Prix de France, grâce aux bévues à répétition de Juan Pablo Montoya, en piste (Canada, USA) mais aussi sur le volet marketing : le Colombien n’avait pas hésité à s’afficher devant la presse américaine, vierge de tout sponsor lié à McLaren et/ou Mercedes et devant une pupitre entièrement dédié aux partenaires de l’écurie de Chip Ganassi.
Intérimaire valeureux, le Catalan est présenté par certains comme un titulaire en sursis, McLaren Mercedes pouvant décider à tout instant de donner sa chance à Gary Paffett, pilote essayeur McLaren depuis l’hiver dernier. Les flèches d’argent n’ont rien à perdre : les deux titres lui ont échappé en 2006 et elles sont encore à la recherche d’une victoire. Pedro se dit serein… « Les Anglais tentent toujours de vendrent leurs produits et il est normal qu’il en aille ainsi dans le cas présent » explique le Catalan au quotidien Marca, en évoquant le lobbying britannique s’exerçant sur les candidatures du champion DTM en titre. « Je me suis cependant montré plus rapide que Paffett en toute circonstance et il n’y a aucune base solide pour penser que cela (son remplacement par Paffett) intervienne. »

Le baquet de De La Rosa n’est pas pour autant garanti, car l’écurie de Woking est aussi et surtout à la recherche d’une solution pour l’avenir. S’il s’est montré plus rapide que Paffett depuis l’arrivée du jeune Britannique au sein de l’équipe, à près de 40 ans il n’incarne pas l’avenir de McLaren Mercedes. Au contraire d’un certain Lewis Hamilton, protégé de Ron Dennis depuis son adolescence et insolent de rapidité et de maturité en GP2, particulièrement craint par Pedro… « Les Anglais doivent gérer la crise Button et essaie de trouver son remplaçant » estime De La Rosa, « mais je suis serein car la vérité est que je me préoccupe bien plus de Hamilton que de Gary. »
Des raisons d’être serein ? Une fois le titre GP2 en poche, Lewis n’aura plus qu’à se concentrer sur son avenir, qui passera par la F1 et qui est géré par Dennis. Le projet DireXiv étant tombé à l’eau de l’aveu même de Jean Alesi (cf notre article ‘DireXiv : Projet F1 mort-né !’), Lewis n’a aucun point de chute autre que McLaren en 2007. S’il devait être jeté dans le grand bain aux côtés d’Alonso dans 6 mois, le plus judicieux serait de le faire débuter en course dès cette année… |