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Le circuit du Mont Fuji fut initialement construit avec pour objectif de proposer une piste ultrarapide dotée de bankings, façon Indianapolis. Le nerf de la guerre venant à faire défaut, un seul banking est finalement sorti de terre. Inauguré en Décembre 1965, le Fuji Speedway a rapidement fait parler de lui pour la dangerosité de sa fierté, à savoir son banking ! Faisant le deuil de ses ambitions d’anneau de vitesse et de banking, le Superspeedway a perdu sa particule mais a gagné en respectabilité.
Situé sur la plus grande île de l’archipel Japonais, Honshu, le Mont Fuji domine les préfectures de Yamanashi et Shizuoka. Culminant à 3.776 mètres, il est le plus haut sommet du Japon.
La forme conique du Mont Fuji est spécifique d’un stratovolcan : les coulées de lave ont façonné ses contours au fil des éruptions. Considéré comme étant toujours en activité, il n’est plus entré en éruption depuis 1707. Les sentes du massif rocailleux vieux de 100.000 ans formé à la jonction des plaques tectoniques des Philippines et du Pacifique, sont aujourd’hui un lieu de pèlerinage.
Le Fuji Speedway fut le premier théâtre du Grand-Prix du Japon, 11 ans avant Suzuka
La Formule 1 a couru en deux occasions sur le circuit du Mont Fuji avant l’édition 2007 du GP du Japon : En 1976 et 1977. Si la dernière édition fut insipide, la première fut le théâtre d’une finale particulièrement chargée en émotion. Disputée sous un déluge, elle couronna James Hunt après que Niki Lauda (qui avait reçu l’extrême onction quelques semaines plus tôt à la suite de son accident du Nürburgring) ait jeté l’éponge, estimant que courir dans ces conditions était une ineptie. Le directeur technique de Ferrari, Mauro Forghieri, proposa à Lauda d’endosser la responsabilité d’une casse mécanique, l’Autrichien refusa et fit face aux salves de questions
Longueur du circuit : 4.563 mètres
Plus longue ligne droite : 1.475 mètres (la plus longue du calendrier)
Altitude : 545 à 580 mètres
Affluence attendue le week-end de course :
Vendredi : 50.000
Samedi : 90.000
Dimanche : 140.000
Total : 280.000
Le Fuji Speedway propose à tous les spectateurs d’être tenus informés des moindres évènements (transport, courses et autres données généralistes ou spécifiques) par un service de messagerie SMS
Le Fuji Speedway est pourvu de 14 écrans géants. Aux endroits du circuit où les spectateurs seront trop loin d’un écran, des volontaires brandiront des pancartes indiquant l’ordre de la course et les faits marquants du Grand-Prix
Le prix des places pour assister au Grand-Prix du Japon 2007 varie de ¥1000 (enfant en pelouse) à ¥71.000 (2è étage des tribunes principales), soit de 6 à 420 Euros environ
Aucune écurie de Formule 1 n’a réussi à convaincre Coca Cola d’investir les flancs de ses monoplaces, mais le géant de la boisson gazeuse est l’un des 3 seuls industriels à posséder un virage à son nom, avec Dunlop et Panasonic
Le Fuji Speedway comporte 12 virages. Hormis Coca Cola, Dunlop et Panasonic les autres portent des noms de code spécifique au Japon et faisant référence à l’angle de courbure : 12R, 30R, 45R, 75R, 100R, 120R, 300R…
Le record de la piste actuelle, portée à 4,563 km en 2003, appartient à un Français, Benoît Treluyer, au volant de sa monoplace du championnat Formula Nippon (1:25.525, le 31 Mars 2007)
Entre 1978 et 2000, le Fuji Speedway est petit à petit tombé dans l’anonymat des formules internationales. Hormis quelques manches nationales, il ne séduisit que les dragsters, friands de sa ligne droite de près de 1,5km
Toyota a racheté le Fuji Speedway en 2000
En 2003 le Fuji Speedway a fermé pour abandonner ses traits au coup de crayon d’Hermann Tilke. En 2005 une vaste modernisation des infrastructures a été entreprise, afin de faire coller le circuit aux canons de beauté de la F1 moderne
Le Fuji Speedway accueillera le GP du Japon en alternance avec Suzuka à partir de 2009
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