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Vitaly Petrov pourrait être le pilote détenant l’une des dernières clefs du marché des transferts 2009/10. Le Russe qui a écumé les pelotons GP2 ces 4 dernières années (6 victoires, vice-champion GP2 Europe en 2009, 3è du GP2 Asie un an auparavant) est dans les petits papiers de plusieurs écuries depuis l’automne dernier. D’abord associé à Renault dans le cadre d’un rachat partiel de l’écurie par un géant gazier Russe, Vitaly a ensuite été connecté à Campos Meta. Décomplexée, l’écurie Espagnole a avoué que sa principale préoccupation du moment est le nerf de la guerre. Premier Russe à avoir l’étoffe d’un pilote de Formule Un, Petrov peut compter sur quelques appuis financiers et politiques pour devenir le 1er représentant de Moscou à être intronisé en Formule 1. Mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres, précisent l’entourage du natif de Vyborg ainsi que le gouvernement Russe.
« Nous ne ferons pas plus de commentaires avant qu’une information officielle ne soit diffusée » prévient l’attachée de presse de Vitaly Petrov à Infox, « Pour le moment, des représentants de Vitaly Petrov mènent des négociations avec Renault et jusqu’à présent on en est à la phase de l’accord. Mais aucun contrat n’a été signé, ni avec Renault ni avec aucune autre écurie. Nous ne pouvons affirmer qu’une chose : les négociations devront être terminées le 1er Février, date à laquelle les essais hivernaux débutent. »
De l’avis du Président de la Fédération du Sport Automobile et du Tourisme Russe, Igor Ermilina, l’épicentre des négociations doit se situer aux alentours d’Enstone… « En général les écuries cherchent un 2è pilote expérimenté et qui possède un soutien financier. La probabilité est donc plus forte de voir Petrov chez Renault. Je ne pense pas que Sauber ou Campos [ndlr : les propos ont été recueillis la veille de l’officialisation de l’arrivée de De La Rosa chez Sauber] ils prendront le risque d’aligner deux jeunes pilotes inexpérimentés. Dans le cas de Campos, ce serait envisageable si la décision s’accompagne d’un gros soutien financier. Or je ne pense pas que Vitaly ait ce genre d’appui. »
En outre, Ermilin privilégie la piste Renault pour une raison pragmatique : aux côtés d’une valeur sûre comme Kubica, le talent de Petrov sera immanquablement évalué avec précision. « Tout le monde sait ce que représente Kubica. Si Vitaly devait faire jeu égal avec lui, alors il serait clair qu’il a du talent et de l’avenir, dans le cas contraire, il serait également évident que Vitaly n’est pas prêt pour la F1. » |