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La rumeur avait enflé en début de semaine : Peugeot travaillerait en étroite collaboration avec Ferrari pour aider l’écurie de Formule Un à développer son système de récupération et de restitution de l’énergie cinétique (KERS, Kinetic Energy Recovery System). Les auteurs de la rumeur avait échafaudé une piste qu’ils pensaient solides : le chaînon permettant de faire la liaison entre les deux constructeurs se serait appelé Jean Todt. Le patron historique de la gestione sportiva de Ferrari n’avait-il pas été le directeur du programme Peugeot sport avant son déménagement de l’autre côté des Alpes ? L’idée était d’autant plus tentante que Ferrari avait avoué avoir pris un certain retard dans le développement de son KERS.
Mais l’hypothèse a pris du plomb dans l’aile. Tout d’abord lorsque Ferrari a révélé qu’elle sera la 1ère à porter sa monoplace sur les fonts baptismaux (le 12 Janvier). Ensuite et surtout lorsque Peugeot a confié à Automoto365.com qu’elle n’avait initié aucune collaboration avec Ferrari. Le seul point commun entre les deux entreprises est le fournisseur du moteur électrique – ce qui implique que Ferrari utilise un système électrique et non une roue d’entraînement mécanique –, que nous pensons être Magneti Marelli. « Nous utilisons un système très proche du KERS, comme la plupart des équipes de F1, dont Ferrari qui a le même fournisseur du moteur électrique que Peugeot Sport » a déclaré Peugeot à Automoto365.com, « Mais Peugeot Sport dément avoir toute coopération ou échange d'infos avec l'équipe Ferrari. » |