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La première saison de Formule 1 de Nelson Piquet Junior n’est pas à la hauteur des attentes de Renault, de la presse et du public. Le Brésilien a pourtant été choyé et mis dans le même cocon qu’Alonso ou Kovalainen – une année de pilote essayeur à l’abri des feux de la rampe avant d’être lancé dans le grand bain de la compétition. Mais alors que ses ainés ont réussi à franchir un cap, Nelsinho stagne et même pire. Les progrès enregistrés sur la R28 ont propulsé Alonso au sommet de la hiérarchie aux qualifications du GP d’Espagne, et ont été confirmés en Turquie. Le losange ne peut pas encore prétendre aux premiers rôles mais n’hésite pas à se positionner dans le sillage des trois écuries de pointe, Ferrari, McLaren Mercedes et BMW Sauber. Une constatation flatteuse s’il en est mais qui ne se base que sur les résultats d’un seul pilote Fernando Alonso.
Nelson Piquet Junior n’est pas parvenu à éviter le couperet des Q1 lors de ses deux dernières apparitions en qualifications. Les prestations du Brésilien souffrent de facto de leur comparaison avec celles de son double champion du monde d’équipier. Un constructeur ne pouvant se permettre d’afficher son logo aux côtés d’un pilote qui fait pâle figure, les rumeurs vont bon train : Piquet serait sur la sellette, comme Ralf Schumacher l’était l’année dernière. Les rumeurs avaient raison pour l’Allemand : il a finalement été remercié par Toyota et a déserté les paddocks F1. Pour Nelsinho, débutant de son état et protégé de Renault pour lequel il représente un formidable atout pour le marché Sud-Américain, les grands contours du tableau ne sont pas encore dessinés et Renault est décidé à donner du temps à Piquet. Et pour l’instant à jouer la carte de la mansuétude. Le discours officiel de Renault ne peut ignorer les lacunes de son pilote, mais il donne tout à la fois de bonnes raisons pour continuer de faire confiance à Piquet. La confiance justement, serait le facteur clef dans le niveau de performance de Piquet.
« Ça a été très difficile pour lui mais il a fait de bonnes courses. L’année dernière à la même époque beaucoup pensaient que Heikki effectuaient ses dernières courses et le Canada fut un week-end incroyable pour lui car le Samedi les choses auraient-t-elles pu être pires ? » rappelle Pat Symonds en faisant référence au début de saison hésitant de Kovalainen, et au GP du Canada que le principal intéressé désigne lui-même comme un déclic. « Je l’ai dit maintes fois, un pilote ou un sportif doit avoir confiance en lui. Tout ce que Nelson doit faire est de prendre ce virage et croire en lui-même et le reste suivra. » |