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Après Michelin et Avon, c’est au tour de Pirelli de reconsidérer sa position et de déclarer son intention d’étudier le dossier de la fourniture de pneumatiques à la Formule 1. La politique de Pirelli est logique et répond à une inflexion de la tendance ‘Mosley’ qui avait pour objectif de doter la F1 d’un pneumaticien unique en se souciant peu des impératifs environnementaux de son temps et en ne lui donnant que peu d’armes économiques pour faire face à la récession.
Aujourd’hui, la FIA est prête à entendre des discours en rupture avec ceux des années 2005/06. Oui, la préservation de l’environnement peut et doit être au centre des préoccupations de la F1 et de ses acteurs principaux, oui le pneumaticien pourrait dégager des bénéfices en vendant ses pneus aux écuries, oui sa couverture médiatique pourrait être élargie. De 0 candidat il y a 6 mois, ils sont 3 (et même 4 si l'on considère que Bridgestone n'a pas totalement exclu de revenir sur son souhait de départ) à ne plus considérer que le mot F1 doit être banni de leur vocabulaire. Après Michelin, dont la carrière en F1 a fait autorité dans un passé, et Avon (22 présences en GP avec des écuries mineures en 1958 puis au début des années 80), c’est au tour de Pirelli (44 victoires en GP, principalement dans les années 50, le dernière remontant au Canada 1991) de faire une déclaration d’intention. « Il n’y a rien de concret mais nous comprenons qu’il y a la possibilité de concevoir un pneu de 18 pouces et le fait que la réalité commerciale ait changé par rapport à l’environnement précédant nous incitent à nous pencher sur la situation » a avoué le directeur de Pirelli Motorsport à Autosport, Paul Hembury.
« Nous sommes toujours en contact avec la FIA et les promoteurs de la F1. Nous nous sommes tenus informés de la situation en cours et c’est elle qui a motivée notre dernière position. Nous n’exclurions pas une guerre des pneus à l’heure actuelle, mais pour le moment je ne pense pas qu’il y ait un appétit féroce de dépenser de larges sommes pour développer les pneus et les rendre plus rapides » conclut Hembury en n’écartant pas l’hypothèse d’une mise en concurrence de plusieurs pneumaticiens au sein du plateau – une condition chère à Michelin. |