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McLaren Mercedes fut la première écurie du championnat du monde de Formule 1 à envisager de faire entrer dans son giron une équipe dite B, qui lui servirait de laboratoire, d’école de formation et de client. Ferrari avait non officiellement tenté une excursion hors des sentiers battus lors de son rapprochement avec Sauber, mais Ron Dennis était allé encore plus loin dans la démarche en envisageant la création d’une écurie DubaïF1, qui devait être une équipe B entrant en activité en 2005… et qui est devenue l’Arlésienne de la F1.
Autre nouvelle venue qui s’est tant faite désirée qu’elle a fini par tomber en désamour, DireXiv a disparu du radar de Ron Dennis et de celui de la F1, pour d’inextricables raisons politico-financières. Aujourd’hui, Honda et Red Bull possèdent leurs écuries B (respectivement Super Aguri et Toro Rosso), Ferrari développe un partenariat avec deux formations (Toro Rosso et Spyker), Renault et Toyota fournissent au minimum leur bloc propulseur à Red Bull Racing et Williams. Hormis BMW, qui doit gagner ses lettres de noblesse avant d’étendre son influence et risquer de disperser son temps et son énergie, Mercedes est le seul constructeur impliqué en Formule 1 à ne pas posséder d’écurie affiliée.
Prodrive devrait logiquement reprendre (et rallumer !) le flambeau de DubaïF1 et DireXiv. Le team de David Richards ne sera pas mort-né et l’opération serait frappée au coin du bon sens. Pourtant, Ron Dennis insiste sur le fait que rien n’est joué. « Écoutez, il n’y a eu aucun contact d’aucune sorte avec qui que ce soit chez Prodrive à ce sujet. La seule conversation que j’aie eue avec David [Richards, PDG et créateur de Prodrive] concernait la possibilité – et cela reste une possibilité à ce stade – que McLaren Marketing lui apporte son soutien dans les efforts qu’il fait pour financer le programme F1 de Prodrive » martèle Ron Dennis dans le dernier numéro de F1 RACING, où il revient longuement sur l’avenir de McLaren Mercedes, ainsi que sur ses rapports avec Fernando Alonso et Lewis Hamilton. |