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Quel avenir pour le Grand-Prix de France, constamment montré du doigt par le patron de la FOM, Bernie Ecclestone, qui ne doit composer avec aucune opposition lorsqu’il s’agit d’établir le calendrier du championnat du monde de Formule Un ?
Le choix est binaire : le GP de France 2009 aura lieu à Magny-Cours ou n’aura pas lieu ! Ecclestone lui-même en convient qui reconnaissait ce week-end « Nous avons un contrat avec la Fédération Française en 2009 et 2010. Même si nous n’avons pas envie on sera obligés d’y venir. »
De fait, Ecclestone a toujours honoré ses contrats et ne tentera pas sa révolution à la Française, mais il ne perd jamais une occasion pour rappeler qu’à son avis un GP dans la région Parisienne serait idéal et ne se prive pas pour égratigner Magny-Cours au passage, « Mais regardez ce paddock, il n’y a personne alors que partout ailleurs il est plein ! On nous avait promis une autoroute entre Paris et le circuit et des hôtels 5 étoiles, on n’a rien vu venir ! » conclut Ecclestone en fustigeant l’hôtellerie de la région de la race à viande qui prend le monde de la F1 pour une vache à lait pendant le GP de France, en pratiquant des tarifs obscènes.
Quel avenir pour Magny-Cours et plus globalement pour le Grand-Prix de France ? Il passera tout d’abord par un conseil d’administration de la FFSA mené par Nicolas Déchaux, Président de la Fédération Française de l’Automobile. Si les comptes sont équilibrés et viennent renforcer le sentiment de succès populaire (près de 80.000 personnes ont franchi les grilles du circuit de la Nièvre pour assister au GP de France), Magny-Cours devrait encore servir de point de chute à la F1 en 2009. Les pilotes, qui deviennent souvent châtelains le temps d’un week-end, ne s’en plaindront pas. Le cru 2008 fut assez bon, mais le millésime 2010 devra être exceptionnel pour convaincre Ecclestone d’enregistrer Magny-Cours, « Ce trou au milieu de nulle part », sur son GPS. |