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Les débuts de Nelsinho Piquet en Formule Un ne resteront pas dans les annales de la discipline ni dans celles de Renault. A l’aune des 6 premiers Grand-Prix de la saison régulière 2008, l’écurie au losange serait pardonnée de changer son fusil d’épaule. Après tout, elle l’avait fait en 2004 pour remercier Trulli alors qu’il dominait globalement un certain Fernando Alonso. Tour d’horizon des candidats putatifs à la succession – non déclarée – de Piquet…
Nelson Piquet. Trois fois champion du monde de Formule Un dans les années 80 (81, 83, 87). Le nom attire forcément l’attention. Il attise plus que la curiosité dans le nouveau millénaire : Nelson Junior fera-t-il mentir le sang ? Prérogative et revers de la médaille d’un patronyme prestigieux, Nelsinho, fils du triple champion du monde, est attendu au tournant. Pour l’heure, le tournant pourrait bien être pris par Renault. Un tournant à 180° si l’on en croit certaines rumeurs. Piquet, produit commercial et marketing hors pair pour le constructeur Français et ses visées en Amérique du Sud, a déçu.
« Les attentes sont toujours énormes pour un débutant et elles le sont encore plus lorsqu’il porte un nom prestigieux. Mais Nelsinho doit son volant à son travail, pas à sa réputation. Nous avons vu en GP2 Series qu’il est capable d’évoluer à un très haut niveau et je pense qu’il a un grand talent » déclarait Flavio Briatore lors de la présentation de l’écurie Renault 2008. Après 6 Grand-Prix en 2008, le constat est amer. A Monaco et pour la 3è fois de la saison, Nelsinho Piquet n’est pas parvenu à s’extirper de la 1ère phase des qualifications. Les performances du Brésilien sont d’autant plus alarmantes qu’elles se répètent d’un week-end sur l’autre et qu’elles sont à des années-lumière de celles de son équipier, Fernando Alonso.
Après 6 qualifications, la position moyenne du Brésilien sur la grille de départ est légèrement au-delà de la 15è place (15,2), celle d’Alonso est de 7,3. Le Brésilien est l’un des 5 pilotes à n’avoir pas ouvert son score au championnat du monde des Conducteurs. Après avoir misé sur Piquet et sur ses qualités commerciales, Renault ne le lâchera pas de sitôt. Un plan d’urgence aurait été mis en place, qui devrait permettre à Piquet de se refaire une santé d’ici le Grand-Prix de Grande-Bretagne. Dans le cas contraire, qui pourrait succéder à Nelsinho Piquet ? Petit tour d’horizon des pilotes disponibles et/ou susceptibles de palier aux déficiences du Brésilien…
Takuma Sato
Une candidature certainement intéressante du point de vue sportif, mais qui n’a aucune chance d’aboutir. Sato est un pilote estampillé Honda. Renault – et sa filiale Nissan – ne peuvent se permettre de mettre en valeur un pilote de l’ennemi.
Anthony Davidson
Sa candidature n’est apparue que par le simple fait que la presse Britannique tente de placer ses pilotes. Mais le lobbying Anglais n’a aucune chance de faire autorité sur le cas présent. En vérité, Davidson n’a jamais obtenu de bon résultat et a toujours été dominé par ses équipiers – à commencer par Takuma Sato.
Luca Di Grassi et Romain Grosjean
Nous mettons les deux pilotes dans le même panier (celui de la succession immédiate de Nelsinho Piquet) même si leurs destinées devraient être radicalement différentes… L’un comme l’autre n’ont pas l’expérience de la F1 et Renault n’est pas Red Bull. Là où le géant de la boisson énergétique n’hésite pas à dupliquer les rôles pour ses jeunes pilotes, Renault préfère sagement les concentrer sur un rôle avant de leur faire gravir les échelons.
Robert Doornbos
Le Néerlandais est l’un des pilotes ‘Roadshow’ Renault. Sa nationalité pourrait flatter ING, le sponsor-titre de Renault, mais ce ne sera pas suffisant.
Franck Montagny
L’atout surprise, et probablement l’aout maître. Franck connaît l’écurie RenaultF1 sur le bout des doigts et vice-versa. Le Français a des atomes crochus avec Fernando Alonso et a une sensibilité technique qui pourrait faire florès chez Renault au moment de préparer la monoplace 2009 – qui devra intégrer plusieurs révolutions techniques. Montagny a souvent fait jeu égal avec Alonso en essais privés, est très appécié de l'équipe technique Renault, et a fait les preuves de sa vélocité et de son bagage technique.
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