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« Enfin ! » s’est exclamé Kimi Räikkönen à l’issue des qualifications. En un mot que nous avions fait nôtre au sortir de la 3è séance d’essais libres – pour évoquer l’impérieuse nécessité pour le Finlandais de signer un tour parfait en qualifications après plusieurs couacs ces derniers temps –, Iceman a résumé la pensée de tous les observateurs du paddock.
Enfin une pole position, une vraie, acquise à la force du poignet et à force de talent et non grâce à un incident mécanique d’un de ses adversaires, comme cela avait été le cas en Australie lorsque Massa avait la mainmise sur les évènements au sein de la Scuderia Ferrari. Aujourd’hui c’est bien Räikkönen qui se pose comme le pur-sang du Cavalino Rampante. « J’avais fait une faute dans le dernier secteur de mon tour de qualification en Grande-Bretagne, mais aujourd’hui j’ai réussi à me hisser en pole position » jubile Kimi qui peut enfin faire le deuil de la pole position de Silverstone. Avec ce tour de qualification, et ses tours les plus incisifs des derniers essais libres, Räikkönen retrouve le visage du pilote au talent inné incomparable. Un talent qui avait pris une nouvelle dimension dans les qualifications de Monaco 2005, et qui avait bu la tasse dans le même port monégasque plus tôt cette année.
« En Q1 et Q2 j’avais des problèmes pour trouver l’adhérence, mais une fois que la voiture emportait l’essence nécessaire pour le premier relais de course elle était à nouveau très compétitive » explique Räikkönen en évoquant un phénomène courant cette année : le gain en adhérence lorsque la voiture est plus lourde, et donc plus apte à faire chauffer ses gommes dans les plus brefs délais.
Kimi et Felipe ont souffert de ce temps de latence tout le week-end, comme le prouvaient leurs meilleurs temps au tour, toujours signés en fin de relais. A contrario, les McLaren sont fringantes dès les premiers tours lancés et c’est bien là que résidera l’une des clefs du Grand-Prix d’Europe. Si Alonso parvient à déborder Räikkönen dans les premiers hectomètres de course, il pourra tailler la route avant que les Bridgestone n’atteignent leur température idéale de fonctionnement sur la F2007. Si Kimi tient en respect Alonso, il aura l’avantage au moment des derniers tours de son premier relais de course. |