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Kimi Räikkönen a entamé sa carrière en rouge de la meilleure manière qui soit : « Buon giorno a tutti » a souri le Finlandais en prenant la parole devant un parterre de journalistes spécialisés, hier soir à Madonna di Campiglio où Ferrari a élu domicile jusqu’à la fin de la semaine pour sa traditionnelle retraite hivernale d’avant saison régulière.
En prononçant des mots que Michael Schumacher n’avait eu la finesse de dire en débarquant chez Ferrari, Räikkönen a déjà remporté une victoire, celle de l’applaudimètre. Il lui faudra maintenant remporter sa plus grande bataille, en piste, mais fidèle à sa philosophie le Finlandais ne ressent aucune pression à deux mois de l’ouverture de la saison et alors qu’il n’a encore jamais pris le volant d’une monoplace de Maranello.
L’anticyclone qui règne dans le ciel de Kimi est pour l’heure entretenu par le climat qui règne à Maranello. « Lorsque je me suis rendu à l’usine pour la première fois, j’ai remarqué que l’atmosphère était différente, très bonne, elle donne plus le sentiment d’être une famille, même si les gens travaillent autant qu’ils peuvent, font de leur mieux » a expliqué Iceman. « J’étais donc très heureux car cela correspondait à ce que l’on m’avait dit. C’est bien entendu très différent de McLaren. Tout va dans le bon sens et c’est très agréable. »
Kimi a ensuite abordé sur le volet de son intégration au sein de la Rossa, une phase d’apprentissage commun qui posera les bases de la collaboration entre le Finlandais et son employeur. « Nous devons travailler ensemble aussi bien que possible. Il faut changer notre manière de travailler. Je ne suis pas Michael Schumacher et nous devons simplement trouver la méthode la plus efficace, la meilleure, de travailler ensemble. »
« Je ne pense pas que ce sera un problème. Tout ce que j’ai vu lors des essais marchait bien et facilement, mieux que ce que j’avais jusqu’à présent vu en Formule Un. Les gens disent que ce sera dur chez Ferrari mais pour ce que j’en ai vu c’est l’opposé. »
« Je me fiche pas mal de ce que peuvent dire les gens ; je ne suis pas Michael Schumacher et l’écurie n’espère que je le sois » poursuit Kimi en mettant les points sur les i et en faisant lui-même table rase du passé pour Ferrari. Remettre les compteurs à zéro sera sans aucun doute la meilleure approche possible, et la plus intelligente, pour Ferrari d’aider son pilote à se mettre en position d’enregistrer les résultats qu’elle espère : une couronne mondiale, qui la fuit depuis 2004. |