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Un tandem Toyota/Räikkönen ? Le constructeur Nippon en rêve. Il avait courtisé le Finlandais lorsque son idylle de 5 ans avec McLaren Mercedes était morte de sa belle mort, dans le courant d’une énième saison (2006) décevante. Aujourd’hui, Toyota a les yeux de Chimène pour celui qui ne pourrait bien être qu’une folle chimère…
Toyota désarme sans désarmer. Le premier constructeur mondial a exigé de son écurie de course qu’elle pratique des coupes claires dans son budget de fonctionnement – afin d’atteindre la limite de €50 millions d’ici 1 an. Mais chez Toyota la main droite semble ignorer ce que fait la main gauche. Tout en demandant à Jarno Trulli de revoir ses émoluments à la baisse, l’écurie de Cologne a en effet approché Kimi Räikkönen en ayant carte blanche… et carte bleue !
« Nous ne jouons pas à plusieurs jeux. Nous mettons sur la table ce que nous pouvons mettre » assure pourtant le président de Toyota Motorsport, John Howett, à Reuters, en ayant bien du mal à convaincre que le champion du monde 2007 accepterait, pour une bouchée de pain, de lier son destin à une écurie qui ne cesse de confirmer que son avenir en F1 – à court terme, dès 2010 ! – est incertain. Une écurie qui est également la seule du plateau avec Williams et Force India à n’avoir pas gagné de Grand-Prix lors des 2 dernières saisons.
Après avoir joué la carte de la révolution au début de son existence (où l’on assistait annuellement à une valse, qui des pilotes qui des responsables techniques et/ou de management), puis celle de la stabilité depuis 4 ans, Toyota revient à ses premières amours et souhaite faire entendre ses chaises musicales : Trulli et Glock ont été invités à aller voir ailleurs et Toyota tente de convaincre un pilote du haut du panier de s’associer à elle. L’opération, qui pourrait paraître anecdotique, est cruciale pour la survie de l’écurie. Car si ne pas approcher un pilote du calibre de Räikkönen lorsqu’il est sur le marché des transferts serait une faute professionnelle, Toyota y voit plus qu’une transaction de haut vol. En embauchant un champion du monde, la boucle serait bouclée : Cologne aurait mis sur pied tous les line-up possibles et n’aurait plus d’excuses à avancer au bureau directeur de Tokyo pour justifier son insuccès dans le pinacle du sport automobile.
A court d’argument sportif – Toyota n’a pas respecté son engagement de victoire en 2009 et a glissé au milieu de la hiérarchie, avec le tiers des points de l’écurie championne du monde – John Howett tente de jouer sur une hypothétique corde sensible avec Iceman… « Je pense sincèrement que nous pourrions bien travailler avec lui, et lui donner une voiture rapide. Nous avons eu de très bonnes relations avec les pilotes Scandinaves en rallye, ceux qui apprécient la vie et qui, en même temps, travaillent bien. »
Le projet de Toyota est voué à l’échec. A moins qu’il ne concerne un retour de la marque en championnat du monde des rallyes ! Toyota a fait ses preuves en WRC, elle y a la culture de la victoire et la matrice du savoir-faire est intacte. Räikkönen serait certainement beaucoup plus sensible à ces arguments, à l’horizon 2011 ou 2012, une fois sa carrière F1 terminée. |