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Kimi Räikkönen n’avait plus sablé le champagne de la victoire depuis le 27 Avril 2008 et le Grand-Prix d’Espagne. Le Finlandais avait rarement patienté aussi longtemps depuis son accession au firmament de la discipline reine du sport automobile et depuis sa 1ère victoire, en Malaisie en 2003. « Le champagne a le même goût où que vous soyez sur le podium mais le sentiment de la victoire est différent ! » reconnaît le vainqueur du jour.
Avec 24 points marqués lors des 3 dernières courses, Kimi Räikkönen est le meilleur performeur du championnat depuis Budapest, loin devant Button (4), Vettel et Webber (6) et même devant les deux derniers vainqueurs de GP (Hamilton 18, Barrichello 12). Le maître de Spa-Francorchamps espérait secrètement faire un coup sur le toboggan des Ardennes lorsqu’il a constaté avec stupeur que les cartes avaient été rebattues en qualifications. Kimi s’est chargé d’écrire l’histoire Belge qui n’a fait rire que lui. Calé devant son écran géant, Luca Di Montezemolo a dû se demander s’il était bien judicieux de tenter de racheter le contrat de son champion du monde qui, en l’absence de Felipe Massa, est son unique assurance qualité/points en 2009.
Le talent et la témérité de Räikkönen sont magnifiés dans les grandes courbes rapides de Spa-Francorchamps. L’exemple visuel le plus marquant fut sa remontée sur Fisichella dans le raidillon, pied au plancher et alors qu’il n’avait pas encore actionné le KERS. Le Finlandais était à ce point rapide qu’il a dû lever le pied pour ne pas percuter Giancarlo ! Avec 4 victoires lors des 5 dernières éditions du Grand-Prix de Belgique, obtenues avec 2 écuries différentes, Räikkönen s’impose définitivement comme le maître des lieux. Il devient aussi le 6è vainqueur différent de la saison 2009, en 12 Grand-Prix. « Cette piste a tout ce qu’un pilote recherche et c’est un véritable plaisir de conduire ici mais il n’y a aucun secret pour expliquer pourquoi j’ai gagné 4 fois ici. Nous voulions gagner au moins une course et nous y sommes parvenus. »
Constamment sous la menace de Fisichella, Räikkönen a produit son effort aux instants clefs – les premiers hectomètres de course au départ et au re-start – et a ensuite contrôlé les évènements avec d’autant plus de maestria que la F60 n’était pas la monoplace la plus véloce du plateau. « Notre voiture n’était pas la meilleure mais nous avons réussi à réunir tout les morceaux du puzzle et le résultat récompense le travail de l’équipe. Je suis bien parti mais Rubens était scotché devant moi et j’ai dû l’éviter. Puis, dans le premier virage j’ai tiré tout droit et j’ai réussi à me placer en 2è position. Derrière la voiture de sécurité, j’ai surtout pris soin de faire en sorte que les pneus restent chauds afin d’attaquer Fisichella dès le re-start. C’est comme ça que je l’ai facilement dépassé. Au 1er pit stop, il aurait été mieux de conserver des pneus tendres mais c’est facile à dire après coup. A la fin, lorsqu’il semblait que je ne pourrai plus contenir Giancarlo, j’ai modifié la façon dot j’utilisais le KERS afin de me défendre dans la ligne droite de Stavelot et c’est comme ça que je suis resté en tête. » |