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Les effets néfastes de l’arrêt du développement de la F60 se font sentir un peu plus à chaque nouvelle prestation de la monoplace rouge. La valeur étalon de la Rossa, le champion du monde 2007 Kimi Räikkönen, démontre que la F60 est légèrement moins à l’aise que ses concurrentes dans les changements de cap brutaux de la portion sinueuse d’Interlagos, et que les carences de son aérodynamique se font cruellement sentir dans ce même secteur. Les lois de la physique rappellent crûment à Ferrari que les appuis varient avec le carré de la vitesse et que le moindre déficit se paie cher en centièmes de seconde. Ce matin, Räikkönen concédait près d’une seconde à Webber dans le 2è secteur… et rien au cumul des temps des premier et troisième partiels !
A Interlagos, le KERS et le talent de Räikkönen pourraient compenser une partie des lacunes de la voiture de Maranello mais le resserrement des valeurs, particulièrement prégnant sur l’un des circuits du calendrier les plus rapidement avalés, ne facilitent pas la tâche du Finlandais.
Pour Fisichella, dont Interlagos représente un pèlerinage sur le lieu de sa première victoire en Grand-Prix (2003), le Grand-Prix du Brésil se présente sous de meilleurs auspices que Singapour et Suzuka. Le Romain gagne peu à peu en confiance au volant de la F60 mais son adaptation est encore loin de faire honneur à son expérience de la Formule 1. En abandonnant le développement de la F60 et donc ses espoirs de 3è place au championnat du monde Constructeurs, la Rossa a involontairement détourné l’attention qui se portait sur Fisichella, auquel elle avait assigné la tâche de marquer des points dès son 2è GP, à Singapour. L’ambition paraît aujourd’hui démesurée et plus que jamais hors de propos.
Kimi Räikkönen :
Je dirais que ce Vendredi n’était pas très différent des autres. C’est très serré et il suffira de faire un petit pas en avant pour grimper au classement. Mais nous devons nous attendre à un week-end difficile. Les pneus souffrent d’un peu de graining qui se fait sentir dans le 2è secteur. Mais je pense que ça ira mieux quand le dépôt de gomme sera plus conséquent.
Giancarlo Fisichella :
Les 18è et 20è places ne sont pas satisfaisantes mais pour reprendre une expression du football, c’est très serré comme ce fut souvent le cas cette saison. En plus de ça, nous travaillons sur 2010 et ça complique les choses pour savoir où nous nous situons par rapport aux autres. Nous avons du mal dans le 2è secteur où l’aérodynamique compte tant et c’est un domaine dans lequel la F60 n’excelle pas. Demain il sera vital de ne pas faire la plus petite erreur et d’essayer d’être bien placé en qualifications. |