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Kimi Räikkönen est arrivé à Monaco en nourrissant l’espoir de faire la jonction avec les leaders du championnat, mais aussi d’effacer sa déception de Barcelone, où un problème électrique l’avait contraint à l’abandon en début de course. Le Finlandais avait de bonnes raisons d’être optimiste. Le circuit urbain de la Principauté lui a réussi en 2005 où il avait offert un véritable récital en qualifications comme en course.
Las, ses ambitions se sont fracassées contre un rail en même temps que sa F2007, le Samedi après-midi. « J’attendais beaucoup de cette course, ma première dans la Principauté avec Ferrari. Tout s’est décidé en qualifications. Dans la deuxième phase de celles-ci je suis sorti en pneus ultra tendres mais à la sortie de la piscine j’ai heurté les rails avec la roue avant droite. Le choc n’était pas violent mais suffisant pour plier la suspension et un arbre de roue » rappelle Kimi.
« J’ai déjà eu des contacts plus sévères avec des rails par le passé, sans que la voiture soit endommagée. Cette fois-ci, il n’y avait malheureusement plus rien à faire malgré les efforts de l’équipe. Il aurait trop risqué de reprendre la piste en n’étant pas certain que tout était parfaitement en place. C’est ma faute et il n’y a pas grand-chose à dire. Il est inutile d’en faire un drame car ce genre de chose arrive en course. »
La déception des qualifications digérée, Räikkönen a pris le départ de la course avec la même intention que son prédécesseur dans le baquet de la monoplace rouge, Michael Schumacher, qui avait remonté 16 places en 2006 – en partie grâce à des conditions de course favorables. Kimi n’a malheureusement pas eu la même réussite que l’Allemand. « Le seul moment positif fut le départ, lorsque j’ai dépassé 4 voitures » regrette Räikkönen. « Etant donné ma charge en carburant, si j’avais réussi la même chose en partant d’un peu plus haut sur la grille, le fait aurait été exceptionnel, mais ça n’a fait que rendre un peu moins mauvaise une situation difficile. »
Le natif d’Espoo s’est retrouvé englué dans le trafic et notamment dans un petit train composé des deux Honda, puis a vu Heidfeld ressortir de son unique ravitaillement sous son nez. « Je me suis constamment retrouvé dans le trafic. Il n’y a qu’un tour où j’ai pu attaquer autant que je le souhaitais et que je le pouvais et je n’ai donc aucune idée de ce que mon rythme de course aurait pu être » explique Kimi, qui a bouclé trois tours dans les 1:16 (62è au 64è tour) avant de buter contre la Williams de Wurz, et de perdre à nouveau plus d’une seconde au tour par rapport au potentiel de sa monoplace. « La voiture a été efficace tout au long du week-end, comme elle l’avait été au Castellet lors des essais privés, la semaine précédant le GP. J’avais le sentiment que, pour la première fois de l’année, j’étais en mesure de tirer la quintessence de la F2007. Il est pénible d’être constamment bloqué par une voiture plus lente et de ne pas pouvoir améliorer la situation. J’ai au moins réussi à marquer un point, c’est mieux que rien. » |