Kimi Räikkönen n’a rien à se reprocher. Troisième sur la grille de départ, le Finlandais a pris un bon départ à l’extinction des feux et s’est rapidement montré l’un des plus véloces en course. Toujours en lutte pour la victoire, grâce notamment à une bonne stratégie de course de l’écurie McLaren Mercedes, Kimi a courbé l’échine à une seule reprise, lorsque Montoya portait une attaque décisive en début de 2è relais, alors que les deux hommes ressortaient des stands roue dans roue. Kimi a alors constamment mis la pression sur le Colombien en revenant à son contact à l’issue des derniers ravitaillements, et franchit la ligne d’arrivée à 1.4 secondes du vainqueur, Juan Pablo Montoya, qui empoche son unique victoire de la saison sur le circuit d’Interlagos.
Parti en pneus secs malgré l’humidité résiduelle, David Coulthard tentait un pari qui aurait pu payer, la piste allant en s’asséchant dès le 3è tour de course. Las, l’Ecossais concédait plusieurs places en début de course et ne pouvait rattraper le temps perdu une fois la voie dégagée devant lui.
Kimi Räikkönen (2è à 1 seconde) :
J’étais proche de la victoire, mais pas assez. C’était une bonne course et je l’ai appréciée, mais j’aurai voulu terminer sur la plus haute marche du podium. J’ai débuté la course en pneus intermédiaires et ai pu m’emparer de la tête après quelques virages. Mais après le premier pit stop je n’étais pas assez rapide pour rester au contact de Juan Pablo. Nous étions côte à côte dans l’allée des stands et j’ai fait ce que j’ai pu pour le maintenir derrière moi. J’aurai peut-être dû être lus agressif en entrant dans le virage. L’année 2004 a été difficile mais nous avons pu surmonter nos difficultés et j’attends l’année suivante avec impatience, en espérant que Juan Pablo et moi serons en mesure de viser la victoire et le championnat dès le début de la saison.
David Coulthard (11è à 1 tour) :
Une conclusion décevante à un week-end et une course difficiles. J’ai perdu beaucoup de places dans les deux premiers virages, plusieurs voitures se heurtant dans les premiers mètres de course. Il m’a fallu quelques tours pour être totalement à l’aise avec les pneus secs car la piste était humide. Une fois que les choses se sont bien mises en place j’étais trop loin pour faire quelque chose de grand. Je veux remercier les membres de l’écurie qui sont sur la piste ou oeuvrent à l’usine pour leurs efforts et leur travail durant ces 9 années. C’est avec émotion que je dis au revoir à l’écurie : j’emporterai avec moi le souvenir de mes 12 victoires, 51 podiums et 412 points, que nous avons décrochés ensemble.