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26 Avril - 11:11
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RBR est la favorite du GP d’Espagne, explique Sutil

Adrian, vous avez pris très rapidement la décision de vous arrêter pour changer de pneus lors du GP de Chine, dès le premier tour, ce qui semblait payait à première vue.

Derrière la voiture de sécurité, en pneus slicks, j’étais certain que la pluie tomberait de nouveau et c’est pourquoi j’ai choisi les intermédiaires. Mais il s’est arrêté de pleuvoir et c’était trop sec [pour les intermédiaires]. Ils ont eu du graining et nous avons dû de nouveau nous arrêter. J’espérais qu’il pleuve plus, mais la pluie ne venait pas !

 

Vous saviez donc que vous devriez de nouveau passer par les stands.

Oui, nous avons remis les slicks. Nous avons choisi les tendres car normalement, dans ces conditions, les durs ne fonctionnent pas du tout. Mais ce n’était certainement pas la meilleure décision car l’avant gauche avait tellement de graining que j’ai dû repasser par les stands ! Heureusement, à ce moment là il pleuvait et j’ai choisi les intermédiaires.

 

Comment ça s’est passé après ça ?

Plutôt bien, mais les pneus se sont rapidement dégradés. Je grimpais et descendais dans le classement, j’ai eu quelques beaux duels ici et là. On a eu un petit problème à l’arrière gauche lors du pit stop, qui m’a fait perdre 4 secondes et m’a fait passer derrière Massa et Barrichello. J’ai dû m’employer pour repasser Rubens, mais j’ai quand même raté les points de peu.

 

Etait-ce la 1ère fois que vous vous battiez roue contre roue avec Michael Schumacher ?

J’ai eu quelques belles bagarres avec lui ! Une fois il était devant moi, la fois suivante derrière. C’était le yoyo. En Malaisie, il était derrière moi après le départ mais en termes de combat rapproché en course, c’était la 1ère fois. C’était sympa mais pas différent d’un combat avec un autre pilote. En piste, ça ne fait aucune différence.

 

Vous avez fait de belles courses sous la pluie, était-il frustrant que celle-ci ne tourne pas à votre avantage ?

C’était une stratégie de course. Lorsque l’on voit que certains font 4 ou 5 pit stops, toute la question est de s’arrêter au bon moment pour prendre la bonne décision. Il faut également un peu de chance. Certains ont essayé quelque chose de différent et ça a marché. Je ne suis pas vraiment déçu. J’ai fait tout ce que je pouvais en étant à la limite. De mon point de vue, j’ai tiré la quintessence de l’auto et l’équipe a fait de son mieux. Au final, ça valait une 11ème place.

 

Vous vous êtes constamment qualifié dans le top 10 cette année. Etes-vous frustré de ne pas avoir marqué de points ?

Melbourne était probablement ma meilleure chance. A Bahreïn, je ne suis pas sûr, je suis parti 10ème et j’aurais peut-être pu finir 8ème. Mais ça ne s’est pas passé comme ça. La seule chance que nous avons laissé passer, c’était Melbourne.

 

Tout le monde aura de nouvelles pièces en Espagne. Quel est votre avis sur la situation ?

Nous aurons certaines petites choses, mais l’auto sera bonne là-bas, je pense, et le top 10 sera similaire à celui que nous avons vu lors des dernières courses. Personne ne trouvera une demi-seconde car il est vraiment dur de faire progresser les autos maintenant. Tout le monde en est à un point où il est dur de trouver ne serait-ce qu’un dixième de seconde.

 

De quoi avez-vous besoin à Barcelone ?

Il faut des appuis. Je pense donc que ce sera un circuit pour Red Bull Racing. Il y a une longue ligne droite, mais si votre voiture est rapide dans les courbes, c’est mieux.

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