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Red Bull Racing aurait dû totaliser 43 points en Turquie. Elle repart d’Istanbul avec 15 points et la perte de la 2e place au championnat Constructeurs. Le coup est rude pour une écurie qui a plus souvent qu’à son tour été prise en flagrant délit de manque de fiabilité. A celle de la mécanique a succédé celle de la nature humaine, aujourd’hui sur l’Istanbul Park. Red Bull Racing regrette avant tout que ses deux pilotes, Webber et Vettel, n’aient pas respecté les consignes de l’écurie…
« Je suis très déçu car l’équipe avait tout bien fait, nous avions battu McLaren au jeu des stratégies et pourtant elles étaient fortes aujourd’hui. Voir nos deux voitures se percuter entre elles étaient vraiment décevant. J’ai parlé à Sebastian, il avait une opportunité et ils n’auraient jamais dû se retrouver là où ils étaient. Ils étaient trop à gauche » explique Christian Horner en refusant de prendre position pour l’un de ses pilotes, « Nous demandons toujours à nos pilotes de se laisser de la place entre eux et c'est ce qu'ils n'ont pas fait. Aujourd’hui, aucun n’a cédé et le résultat est que l’équipe perd beaucoup de points. Tout le monde y perd. Sebastian était plus rapide que Mark en pneus durs et il l'a attaqué à l'intérieur. On connaît la suite. »
En se faufilant dans un trou de souris, Vettel n’avait plus aucune marge de manœuvre et ne pouvait plus espérer que Webber élargisse quelque peu sa trajectoire pour éviter le risque d’une collision, hautement probable lors d’un freinage aussi appuyé où les F1 passent de 320 km/h à 90 et où même une auto stable peut dévier de sa trajectoire.
Et le directeur de Red Bull Racing de reprendre l’argument que développe Automoto365 dans son compte-rendu d’après-course… « Nous avons vu aujourd’hui avec Jenson et Lewis qu’en se battant entre équipiers on peut se laisser de la place, c’est ce que nous demandons à nos pilotes. »
« Sebastian avait l’avantage en vitesse de pointe, il est allé à l’intérieur et nous étions côte-à-côte. J’ai été surpris de le voir bifurquer soudainement vers la droite alors que je conservais ma trajectoire » explique Webber en semblant ignorer que le côté gauche de la RB6 de Vettel roulait sur la bande blanche délimitant la piste, et sur un endroit poussiéreux susceptible de faire perdre une fraction certaine de l’adhérence.
« Si vous regardez les images à la télévision, vous voyez ce qu’il s’est passé et je ne suis pas de très bonne humeur » réplique Vettel, « J’étais à l’intérieur en arrivant vers le virage. J’étais là, devant, concentré sur le freinage. Mark a touché ma roue arrière droite et je suis parti en travers. Il n’y a pas grand-chose à dire. » |