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Le directeur de Red Bull Racing, Christian Horner, a eu les mots justes pour résumer la prestation de son écurie et de ses pilotes au Grand-Prix de Chine. « Les courses comme celle-ci ne sont pas fréquentes et lorsque vous êtes premier et deuxième, vous avez tout à perdre plutôt que tout à gagner ! » explique avec justesse le patron du taureau rouge sans pour autant perdre sa lucidité. « Les choses se sont bien passés pour McLaren et Lewis avait la même stratégie que nos gars » constate Horner avec dépit.
De fait, si multiplier les pit stops était une erreur à Shanghai, un bon résultat pouvait tout de même en découler comme l’ont prouvé Lewis Hamilton et Fernando Alonso (5 pit stops chacun et un drive through pour l’Espagnol). Pourtant, sous le drapeau à damier, Vettel et Webber accusaient respectivement 33 et 52 secondes de retard sur Hamilton qui a échoué à moins de 2 secondes du vainqueur du jour, Jenson Button. Après leurs premiers pit stops, Webber, Vettel et Hamilton roulaient de conserve et à l’issue de la seconde neutralisation, peu avant la mi-course, Vettel n’était distant d’Hamilton que de quelques centimètres (Webber également mais dans le mauvais sens de la piste, Hamilton ayant contraint le pilote de la RB6 n°6 à effectuer une homothétie au-delà du vibreur du dernier virage). Peu de temps avant, l’Australien avait perdu un peu de temps en percutant le panneau de son mécanicien chargé de lui montrer son emplacement devant son garage lors d’un changement de pneus.
Sebastian Vettel (6è à 33,3 secondes) :
C’était une course difficile, à chaque tour je dépassais ou je me faisais dépasser. J’ai perdu pas mal de temps lors du 1er pit stop mais nous avons lutté pour remonter au classement et nous terminons 6è. Nous sommes partis en pole position, en fait des 2 premières, mais nous finissons là. Je pense que c’était très chaotique et prendre les points de la 6è place est important. Nos principaux rivaux ont fini devant et ce n’est pas bon. La voiture a eu du mal avec certaines conditions, c’était OK lorsque la piste était dégagée, notre vitesse était bonne, mais dans ces conditions c’est assez binaire : ça marche ou ça ne marche pas.
Mark Webber (8è à 52,1 secondes) :
C’était une course difficile et nous avons un peu tout gâché. Nous n’étions pas assez rapides, c’est aussi simple que ça. Les conditions étaient très changeantes, je sais qu’elles sont les mêmes pour tous, mais les voitures sont très sensibles lorsque ça ne va pas dans un sens ou l’autre. Nous savons où nous avons perdu du temps lorsque les conditions étaient difficiles et nous nous améliorerons. |